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Nancy en commun · Liste citoyenne

// Une ville pour tou·te·s !

Élections municipales · 15 ET 22 MARS 2020

// Réponse à EDEN

EDEN, comme d’autres associations nous a sollicité lors de cette campagne municipale et a porté à notre connaissance diverses propositions. Trouvez ci-dessous nos propositions aux questions d’EDEN

// But du questionnaire

L’association Entente pour la Défense de l’Environnement Nancéien (EDEN) interroge les listes candidates aux élections municipales de 2020 sur leur programme. En effet, l’association EDEN agit pour une meilleure prise en compte de l’écologie dans la Métropole et souhaite évaluer la pertinence des programmes des listes candidates par rapport aux enjeux actuels et à venir. Pour ce faire, EDEN vous propose un questionnaire sur les axes thématiques de l’association (mobilités urbaines, déchets, qualité de l’air, urbanisme, cadre de vie, transition énergétique) et vous invite à y répondre pour le 21 février. EDEN, étant adhérente à la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB), la partie vélo est abordée exclusivement via le questionnaire en ligne de la FUB.

LUTTE CONTRE ET ADAPTATION AU DÉRÈGLEMENT CLIMATIQUE

Nancy en commun reconnaît l’urgence écologique dans son appel datant de la fin de 2019. Si rien n’est entrepris pour limiter globalement les émissions de gaz à effet de serre, l’humanité pourrait subir un emballement climatique dès les +2°C de réchauffement dépassés provoquant un emballement non maîtrisé par des boucles de rétroactions : fonte du permafrost, acidification des océans, fonte des glaciers, etc. Il est établi scientifiquement que le dérèglement climatique globalisé provoquera des phénomènes météorologiques de plus en plus extrêmes : canicules, tempêtes, sécheresses, etc. Il est important d’adapter la ville à ces phénomènes, en créant des îlots de fraîcheur, en végétalisant la ville, en stoppant l’artificialisation des sols, en utilisant des techniques de construction dites passives favorisant l’isolation des logements et autres lieux communs. L’utilisation du béton doit être limité. Pour rendre la ville plus supportable pour toutes et tous en été, nous mettrons en œuvre une tarification sociale dans toutes les piscines et multiplierons les aires ombragées. Il s’agit pour cela de se fixer des objectifs de réduction de gaz à effet de serre selon les recommandation du « pacte pour la transition » et à minima en respectant les engagements de la France lors de la COP21 au niveau local. Nous comptons mettre en œuvre un bilan d’orientation écologique dès 2020 avec les habitantes et fixer les grands enjeux et les moyens les plus efficaces pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre. Nous vivons aujourd’hui dans un monde dont l’économie est fortement carboné, très dépendante. L’énergie la plus propre étant celle que nous ne dépensons pas, nous mettrons en avant le triptyque proposé d’action par l’association Negawatt : sobriété, efficacité et renouvelable, rangée dans l’ordre de priorité.
Selon se principe, il s’agit donc de limiter l’étalement urbain, éteindre les vitrines à partir d’une certaine heure de la nuit, d’interdire les panneaux de publicité invasives, de mettre en œuvre l’isolation des bâtiments, de mettre en délibération un nouveau plan de circulation pour amener d’autres modes mobilités alternatifs à la voiture individuelle.

PROTECTION DE LA BIODIVERSITÉ

Depuis la révolution industrielle, l’être humain a détruit, dégradé et simplifié les milieux naturels. La biodiversité ordinaire associée à ces milieux a régressé et s’est appauvrie. Or, cette nature ordinaire nous apporte de multiples biens et services écologiques indispensables à notre bien-être et à notre qualité de vie (comme, par exemple, la pollinisation de nos fruits et légumes, le recyclage de la matière organique, le stockage du carbone ou la filtration et la redistribution de l’eau douce). Le changement d’usage des sols et l’urbanisation sont la première cause de dégradation des milieux naturels et d’érosion de la biodiversité. Nous avons une dette naturelle qu’il nous faut rembourser. Nous voulons préserver et développer les trames vertes (couvert végétal), bleues (cycles de l’eau), brunes (sol) et noires (éclairage) et les inscrire le principe de “zéro artificialisation nette” dans le PLUi. Il s’agit donc de mettre en œuvre la règle verte, c’est à dire ne pas prélever sur la nature davantage que ce qu’elle peut reconstituer, ni produire plus que ce qu’elle peut supporter.

PARTAGE DE L’ESPACE PUBLIC

OUI ! En 2012 – 2013, l’ADUAN a établi que le nombre de voitures par habitant à Nancy s’élevait à 0,97 et à 1,25 sur l’ensemble sud Meurthe-et-mosellan. Sur le bassin de vie, la part modale se réparti comme suit en 2013 : 53% pour les déplacements automobiles, 11% pour les déplacements collectifs, 1% pour le vélo, moins de 1% pour les deux roues motorisés, 1% pour d’autres modes et 34 % pour la marche. Nous fixons comme objectif de faire exploser la pratique du vélo pour atteindre à minima 20% des trajets effectués en 2026 (peu ou prou la moyenne hollandaise aujourd’hui), 20% en transport en commun et 20 % en voiture. La marche et les autres modes (gyroroues, etc) se partagent le reste. Nous mettrons en place la gratuité intégrale des transports en commun, car c’est une mesure socialement juste, qui encourage d’autres modes de mobilités moins carbonés. Parallèlement, nous renforcerons les performances du réseau de transport en commun en donnant la priorité au feu par un pilotage automatisé et centralisé du réseau des feux tricolores et en augmentant les cadences selon les besoins des usagers. Nous retravaillerons en profondeur le plan de circulation par la hiérarchisation, ce qui permettra la mise en place des aménagements cyclables sécurisés, continus et rapides sur tout le bassin de vie, pour ne laisser l’usage des véhicules motorisés uniquement aux personnes qui en ont réellement besoin. Enfin, l’intermodalité sera promu grâce à l’installation de parking relais pour laisser l’automobile en périphérie de la collectivité. Les externalités positives sont extrêmement nombreuses : santé, diminution de GES, rapidité, bien vivre.

MARCHE À PIED

La hiérarchisation du plan de circulation permettra de réduire les mésusages automobile de la rue.

  • Mise en place d’un mobilier urbain inclusif et permettant les pauses et l’oisiveté.
  • Élargissement des trottoirs pour permettre le croisement de deux fauteuils roulant et/ou de poussettes.
  • Mise en place de plateaux surélevé aux carrefours à niveau des trottoirs pour limiter la vitesse des automobiles et permettre le franchissement facilité des fauteuils roulants.

OUI ! Sensibilisation, pédagogie et verbalisation.

  • Le mobilier et les trottoirs hauts permettent d’éviter les excès de stationnement sauvage.
  • Nous privilégions toutefois la mise en place d’un nouveau plan de circulation et de zones à faibles émission à même de limiter l’usage de l’automobile.

VÉLO ET NOUVEAUX MODES DE DÉPLACEMENT

TRANSPORTS EN COMMUN

Les transports en commun doivent devenir de plus en plus facile à emprunter. Nous les rendrons gratuits sur toute la Métropole, nous augmenterons les fréquences aux heures de pointes, nous permettrons le suivi en temps réel sur les applications numériques, nous augmenterons les amplitudes horaires, mettrons en place un maximum de site propre avec priorité aux feux. Si besoin, de nouvelles lignes seront crées, notamment pour effectuer les navette quotidienne domicile – travail.

NON ! Le tramway sur rail est nécessaire pour assurer le transport des usagers vers le plateau de Brabois notamment, c’est pourquoi l’ouverture de la ligne doit s’effectuer en une seule fois et le plus rapidement pour éviter les ruptures de charge. Le tracé choisi pose de nombreux problèmes dénoncés par votre association lors de l’enquête publique, notamment le long du campus science et du jardin botanique, c’est pourquoi nous voulons remettre à plat les études techniques pour évaluer la meilleure solution collectivement et la soumettre à approbation citoyenne. Le budget prévisionnel a été évalué par la majorité actuelle sans marges d’erreurs, ce qui est incompréhensible. Le choix de la création de la branche à Vandœuvre est à questionner, étant donné le faible cadencement envisagé (1 tram toutes les 15 minutes aux heures de pointe). Il semble urgent de réaliser un nouveau réseau de transport en commun et une planification pour augmenter sa part modale.

URBANISME

Oui, nous ferons reculer l’artificialisation de sols pour remettre en place des aires de biodiversité ou des vergers et jardins collectifs, citoyens et partagés, lieux communs de nouveaux modes de production agricoles, créant une activité locale vertueuse.
Nous pensons refaire des aménagements paysagers dans les lieux suivants : place de la carrière et parking Vaudémont, ancienne usine Alstom, les rives de Meurthe, place Carnot et Haut du Lièvre pour ne citer qu’eux, mais ceci sera affiné lors du grand audit écologique citoyen que nous mettrons en œuvre cette année.

GESTION DES DÉCHETS

La réduction des déchets est une priorité. Nous devons agir avec pédagogie et évaluer avec les habitant⋅es le taux de la tarification incitative en cohérence avec l’audit écologique de cette année. Nous pensons qu’une régie publique pour la gestion des déchets est possible et souhaitable dès la fin du contrat avec VEOLIA.
Les possibilités techniques pour la mise en œuvre de cette mesure sont nombreuses : part incitative plus ou moins importante dans la facture finale, volume forfaitaire au-delà duquel les levées supplémentaires de bacs sont payantes, grilles tarifaires favorables aux familles ou aux personnes résidant en habitat collectif, etc. La régie publique agricole mettra en place le système de compostage des déchets ménagers.

DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE ET TRANSPARENCE

  • Conseils de quartiers (zonage à redéfinir) avec animation délibérative. Les habitant⋅es y seront convié⋅es et indemnisé⋅es selon les besoins.
  • Les groupes auront également lieux sur des sujets thématiques, sur la gestions des biens communs et sur les audits écologiques et budgétaires.
  • La commune veillera à répondre aux demandes d’expertise des groupes et conseils de quartier, qui pourront voter à terme pour des budgets participatifs, permettant la réappropriation des lieux de vie commun.

OUI Toutes les données et études commandées par la ville seront mises à disposition et bien ordonnée sur une plateforme centralisatrice dédiée, répondant aux normes d’accessibilités

Nous reconnaissons 3 urgences actuelles : écologiques, démocratiques et sociales. Notre méthode pour y répondre consiste à envisager d’autres modes d’organisation que la simple concurrence « libre et non faussée » des acteurs privés et établir de nouveaux « lieux » communs, en remettant du collectif et de la vie dans notre ville avec toutes celles et tous ceux dont la voix n’est plus considérée.

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