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Nancy en commun · Liste citoyenne

// Une ville pour tou·te·s !

Élections municipales · 15 ET 22 MARS 2020

// Réponse à Fédélor

Fédélor est la principale organisation représentative des étudiants de Lorraine et souhaite rendre disponible chacun de vos programmes aux jeunes, dans le but de d’encourager leur participation.

// Présentation de notre liste

“Nancy en commun” est une liste citoyenne. Son objectif principal vise à répondre aux urgences écologiques, sociales et démocratiques en s’appuyant sur “l’esprit des communs”, c’est-à-dire en menant des politiques qui associent toujours les élu·e·s, les services municipaux et les citoyen-ne-s, les uns ne pouvant fonctionner valablement sans les autres.

Transports

Quel va être le moyen de transport que vous souhaitez mettre en avant pour révolutionner la façon de se déplacer dans le Grand Nancy ?

Nos propositions s’inscrivent dans le cadre de la transition écologique et s’adressent à toute la population, y compris, bien sûr, aux étudiant·e·s. Se déplacer est un droit que la collectivité doit garantir à tou⋅te⋅s. Il s’agit de promouvoir les alternatives à l’automobile (celle-ci étant forcément coûteuse pour le budget d’un⋅e étudiant⋅e), comme la marche, le vélo et les transports en commun. Pour que chaque déplacement se transforme en une promenade, nous proposons : un embellissement et une végétalisation de la ville, la mise en place d’un réseau cyclable complet, sûr et cohérent, et la gratuité totale des transports en commun.

Culture et Vie nocturne :

Nancy est une ville qui accueille un grand nombre de jeunes et cela a un impact important sur la vie culturelle et festive. Quelles sont vos propositions pour améliorer la qualité de la vie culturelle et nocturne dans la ville ?

  • La Ville n’a pas vocation à programmer les événements festifs et créatifs qui s’y déroulent. Elle doit être aux côtés des créateurs, des artistes, des lieux culturels, etc., pour les aider à mener à bien leurs projets et faire en sorte qu’ils trouvent leur public. L’accès à ces événements constitue une priorité : la culture n’existe que lorsqu’elle est partagée. La Ville développera dans chaque quartier des lieux permettant de se réunir, de faire la fête, d’exposer, de se produire en public, etc. De plus, elle dispose de services techniques lui permettant d’intervenir en support des manifestations organisées.
  • Par ailleurs, il faut rappeler que Nancy accueille un certain nombre de lieux culturels, dont la plupart proposent des tarifs d’entrée adaptés.

Logement

Le coût des logements des étudiants a augmenté de 2,64 % entre la rentrée 2018 et la rentrée 2019. Quelles sont vos mesures pour faciliter l’accès à un logement digne pour les étudiants sur le territoire nancéien ? Quel rôle va jouer la ville de Nancy dans le plan 60 000 logements étudiants ?

  • Nancy en commun envisage un vaste plan de réhabilitation d’immeubles et de logements vacants, dans tous les quartiers de Nancy, avec un gain foncier et écologique permettant d’en financer le coût. Ce programme permettra de proposer des logements confortables, respectant des normes environnementales, tout en évitant la spéculation et l’augmentation des loyers à laquelle celle conduit. Nancy en commun ne soutiendra pas les projets conçus par la promotion immobilière, dont le seul enjeu est de venir à Nancy faire de la spéculation sur le dos des étudiant·e·s et de la CAF.
  • Les solutions de logement proposées aux étudiant·e·s dans le Grand Nancy, qui sont importantes, doivent être accessibles et bien situées, afin que celles/ceux-ci puissent mener à bien leurs études et de trouver leur place dans la vie locale.
  • Il conviendra d’étudier comment cette démarche peut être compatible, éventuellement avec le plan “60 000 logements” lancé par Frédérique Vidal et Julien Denormandie.

Santé

Comment travailler pour renforcer l’accès à la santé pour les jeunes ? Quelles sont vos propositions pour faire avancer l’intégration des instituts de formation sanitaire et sociale à l’Université de Lorraine ?

  • La Ville travaillera avec le CROUS pour évaluer les besoins des étudiant·e·s en matière de santé.
  • La liste “Nancy en commun” est très attachée au rôle rempli par les professions médico-sociales, qu’elle entend conforter.

Social

20% des étudiants vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. Quelles sont vos propositions pour aider ces derniers à s’en sortir dignement ?

  • La Ville doit soutenir toutes les initiatives favorisant l’entraide et le partage, en particulier entre étudiant·e·s et entre générations : les colocations étudiantes ou intergénérationnelles constituent des formes à soutenir.
  • Par ailleurs, la Ville accueillante doit protéger toutes les personnes démunies, donc, ouvrir largement ses services sociaux aux étudiant-e-s vivant sous le seuil de pauvreté. Aucun·e étudiant·e ne doit être empêché·e d’étudier pour cause de précarité.
  • Nous continuerons de promouvoir les lieux communs qui permettent de répondre collectivement aux difficultés d’alimentation ou de logement. Nous soutenons la création d’une régie publique agricole pour subvenir aux besoins de la collectivité.
  • Les transports en commun gratuits et le soutien au système vélo constituent un contrainte en moins pour la mobilités des étudiant-e-s.

Sport

Comment compter vous rendre le sport et l’activité physique plus accessible pour les étudiants à Nancy ? Comment voyez vous la dualité Ville-Métropole dans cette accessibilité ?

La municipalité et la Métropole du Grand Nancy peuvent renverser la situation :

  • Le SIUAPS dispose d’un important parc d’installations sportives, gratuites pour la plupart. Il ne nous semble pas que l’accès des étudiant·e·s à des activités sportives soient compliqué… Quoi qu’il en soit, le Grand Nancy dispose d’installations (piscines, stades, parcs, etc.) permettant un grand nombre de pratiques sportives. S’il s’agit de parler du running, du vélo ou de la natation, les possibilités sont importantes.
  • La Ville et le Grand Nancy encourageront la mutualisation de certaines infrastructures étudiantes (gymnases, salles de spectacle…) et d’activités communes, de façon à favoriser la mixité sociale entre les habitant⋅es du quartier et les étudiant-e-s.
  • Il va de soi que la Ville et la Métropole doivent coordonner leurs politiques.

Travail

Une des premières inquiétudes des étudiants est de réussir ses études. Mais pour cela les lieux de travail pour les jeunes se révèlent parfois pas assez nombreux ou avec des horaires pas complètement adaptés aux besoins. Quelles sont vos propositions ?

  • L’université de Lorraine et les écoles supérieures sont les mieux à même d’organiser les lieux d’études nécessaires aux étudiant-e-s. Dans cet objectif, l’ouverture des bibliothèques en soirée peut être envisagée, mais cela ne relève pas de la Ville. Il appartient aussi aux étudiant⋅e⋅s de s’organiser pour améliorer les conditions dans lesquelles elles/ils travaillent.
  • Dans le cadre du projet de réhabilitation des logements évoqué plus haut, une partie du gain foncier qui sera réalisé, notamment à travers la surélévation des immeubles, permettra de doter ceux-ci de salles communes, qui pourraient être des salles d’étude équipées pour ce faire et adaptées (insonorisées, etc.).

International

Comment vous positionnez-vous pour la promotion de la ville de Nancy à l’international, auprès des actifs comme auprès des jeunes et étudiants ?

  • Nancy est une ville moyenne : c’est ce qui fait son charme. La promotion de la ville et de son agglomération ne doit pas viser nécessairement à être la plus connue, la plus grande ou le plus… quoi d’autre ? Les politiques publiques que nous envisageons doivent permettre à Nancy et au Grand Nancy d’apparaître comme des lieux agréables et adaptés aux études, à l’enseignement et à la recherche, selon un concept de “ville campus”. Les campus existants – mettons, par exemple, le campus médecine et alii – ne fonctionnent pas selon la logique américaine : de petites villes entièrement vouées aux études, où étudiant-e-s et corps enseignant cohabitent et où tout est stimulant… Puisque de tels campus n’existent pas à Nancy, il convient que la ville et son agglomération en entier se comportent comme un campus.
  • Nancy et le Grand Nancy se doivent de favoriser l’intégration des étudiant-e-s étranger-es et leurs échanges avec la population locale.
  • Si, à travers le monde, l’idée se répandait que Nancy est un magnifique lieu pour étudier, enseigner et chercher, il ne serait nullement besoin d’en faire la promotion. Après cela, nous ne sommes jamais à l’abri qu’un-e chercheur/chercheuse décroche un prix Nobel (sauf erreur de notre part, le dernier prix Nobel d’un chercheur en activité à Nancy est Victor Grignard, qui reçut celui de chimie en 1912…).

Sécurité

Quelles sont les mesures à prendre pour renforcer le sentiment de sécurité des jeunes dans certains quartiers ?

Nancy en commun veut placer l’humain au premier plan. Tous les quartiers de la ville, redessinés pour être plus petits, seront dotés de policiers/policières en îlotage. La police municipale n’a pas à se substituer à la police nationale, qui est chargée de réprimer non pas les manifestations étudiantes… mais les délits et les crimes en tout genre. La police municipale, de son côté, veillera à apaiser la vie dans les quartiers, les relations humaines, à prévenir toutes les formes d’incivilité, à garantir le bon usage de l’espace public. Mieux que des caméras anonymes, ces hommes et femmes de terrain sauront être de parfaits interlocuteurs/interlocutrices pour les étudiant-e-s s’il advenait que celles/ceux-ci se sentent en insécurité.

Travail avec Fédélor

Comment envisagez-vous d’associer la Fédération étudiante de Lorraine, organisation représentante des étudiants lorrains, aux travaux sur les sujets de la vie étudiante ?

  • Selon notre conception de “ville campus”, il va de soi que toutes les associations représentant les étudiant-e-s, y compris Fédélor, constitueront des interlocutrices de premier plan sur tous les sujets concernant la vie étudiante.
  • Nancy en commun envisage la création d’assemblées citoyennes thématiques, à l’échelle du Grand Nancy : l’une de celles-ci pourrait être consacrée soit à l’ensemble du monde universitaire, en général, soit à la vie étudiante, en particulier, soit aux deux.
  • Du point de vue de la collectivité, il serait intéressant d’impliquer les étudiant-e-s dans le projet éducatif de territoire (PEDT) et de leur permettre d’être des acteurs d’initiatives citoyennes.

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