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Nancy en commun · Liste citoyenne

// Une ville pour tou·te·s !

Élections municipales · 15 ET 22 MARS 2020

// Communiqué de presse 22 juin 2020

Nancy en commun, groupe de citoyen·ne·s formé à l’occasion des élections municipales de Nancy, en 2020, entend s’inscrire durablement dans le paysage politique local et donne rendez-vous pour les prochaines luttes sociales et politiques à toutes celles et tous ceux qui souhaitent partager l’esprit des communs

Les élections municipales se sont déroulées dans un contexte peu propice à la vie démocratique. La campagne aurait dû être l’occasion pour les citoyen·ne·s de comparer les projets, d’interroger les candidat·e·s, d’en débattre, de proposer des idées, de s’investir, de se projeter dans un avenir prometteur. Au lieu de quoi, le contexte sanitaire a poussé les pouvoirs publics à entraver singulièrement les occasions de rencontres et d’échanges. Les réunions publiques ont été limitées. La propagande électorale (professions de foi et bulletins de vote) a été partiellement distribuée. Les messages sanitaires délivrés par le sommet de l’État ont détourné les citoyen·ne·s des bureaux de vote, particulièrement dans les milieux populaires, et favorisé l’abstention.


De toute évidence, les élections municipales auraient dû être reportées à l’automne 2020 ou au printemps 2021.


Dans ce contexte, la liste Nancy en commun a obtenu un score honorable (4,5 % des suffrages exprimés), mais décevant au regard de la singularité des propositions et de l’engagement des personnes qui les portaient. Nancy en commun remercie les électrices et les électeurs qui lui ont fait confiance et leur donne rendez-vous pour les prochaines échéances, et pense à celles et ceux qui ne sont pas déplacé·e·s en raison du contexte sanitaire.


À Nancy, le taux de participation du premier tour a à peine dépassé 37 % des inscrit·e·s. Ce résultat historiquement bas entame la légitimité démocratique des futur·e·s élu·e·s qui siégeront au conseil municipal et au conseil métropolitain. Ces élu·e·s ne pourront pas se prévaloir de disposer d’un soutien massif de la population pour mener à bien leurs projets sans recourir à la délibération du public, sous toutes les formes possibles : référendums, assemblées de quartier, conférences de citoyen·ne·s, etc.


Au sein de Nancy en commun, il y a un consensus sur le bilan désastreux du maire sortant, mais pas sur l’attitude à adopter au second tour. Chaque Nancéienne et Nancéien, y compris les membres de la liste, pourra s’exprimer librement sur le sujet.


Nancy en commun est riche de sa diversité et la revendique.


À l’issue du second tour, quel que soit le résultat du scrutin, Nancy en commun poursuivra son action politique, au plus proche du terrain, avec les habitant·e·s de Nancy et du Grand Nancy, en gardant à l’esprit ses 3 priorités : l’urgence sociale, l’urgence démocratique et l’urgence écologique.

Nancy, le 22 juin 2020
Les colistier·e·s de Nancy en commun

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Élections municipales · 15 ET 22 MARS 2020

//Nancy en commun s’oppose à la réouverture des écoles le 11 mai

Nancy en Commun est opposé à la réouverture des écoles et autres lieux publics municipaux de Nancy à partir du 11 mai. Cette date a été choisie arbitrairement par le président de la République sans en avoir vérifié la pertinence et la faisabilité, et suivie de façon improvisée par le maire de Nancy. (D’autres communes du Grand Nancy ont fait des choix plus éclairés.)

Plusieurs éléments justifient cette position.

Le 7 mai, la région Grand Est a été maintenue en zone rouge, en raison d’une organisation tendue des services hospitaliers de réanimation.

Le 14 avril, le conseil national de l’Ordre des médecins a dit ne pas comprendre la décision de réouverture des écoles, indiquant que « les enfants sont des vecteurs potentiels sans développer eux-mêmes l’infection, sauf à de rares exceptions » et rappelant qu’« il est très difficile en milieu scolaire de faire respecter les gestes barrières ».

Le 20 avril, le Conseil national scientifique a rejoint cette position, et le 24, faute d’être suivi par le gouvernement sur une réouverture des écoles en septembre, il a établi des règles sanitaires minimales d’accueil dans les écoles, notamment le port du masque, l’application des mesures barrières et des règles de distanciation pour les personnels et les enfants.

Les conditions de réouverture s’avèrent délétères, les règles étant inapplicables et anxiogènes pour les élèves les plus jeunes confiés à l’Éducation nationale.

Tout d’abord, la réouverture des écoles fera croître les inégalités entre les élèves puisque toutes les écoles n’ouvriront pas en même temps. C’est une rupture supplémentaire avec le principe de l’école républicaine qui doit garantir un enseignement de très haute qualité pour toutes et tous. D’ailleurs, le ministre de l’Éducation nationale reconnaît lui-même que seulement 15 % des enfants pourront reprendre l’école. Ensuite, il est inacceptable que les enfants servent de cobayes d’une réouverture qui serait la préfiguration d’une éventuelle rentrée en septembre. Les milieux populaires risquent d’être concernés en priorité. Enfin, le déconfinement, pour une partie des enfants et de façon intermittente, n’est pas susceptible d’abaisser le « taux de décrochage ».

Le plan de déconfinement et la réouverture des écoles placent parents, enseignants et fonctionnaires territoriaux devant une situation anxiogène et violente. Il divise la communauté éducative et la population, ce qui limite d’autant leur capacité d’agir dans le cadre de l’unité républicaine.

Pour Nancy en Commun, l’application du principe de précaution éviterait à coup sûr le développement de nouveaux foyers de contamination.

La décision de réouverture aurait dû être prise de façon consensuelle, en associant l’ensemble des parties prenantes, et non de façon directive… avec l’intention de chercher à plaire à un gouvernement en mal de crédibilité sur le sujet.

Nancy en Commun estime que la réouverture des écoles sera envisageable quand la collectivité et l’administration pourront garantir à 100 % la sécurité sanitaire pour la totalité des enfants et des personnels. Il doit en aller de même pour l’ensemble des services municipaux accueillant du public (bibliothèques, stades, etc.).

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Élections municipales · 15 ET 22 MARS 2020

// Réaction à la DUP du préfet

Nous réagissons à la déclaration d’utilité publique (DUP) du projet de tramway grand-nancéien par la préfecture de Meurthe-et-Moselle.

Si la DUP est en soi une bonne nouvelle, elle autorise les travaux sans obligation de les réaliser. Le calendrier tout comme les différents tronçons peuvent être revus et améliorés.

Dans la mesure où le tramway sur pneu Bombardier ne peut être maintenu après 2021, nous vous proposons d’agir vite et bien, car la majorité métropolitaine actuelle a fait perdre beaucoup de temps. L’enquête publique officielle, fin 2019, n’a pas permis de recueillir convenablement les avis et besoins de la population, car le dossier était lourd, incomplet et biaisé.

De nombreux points relevés par les associations d’usagers et de défense de l’environnement n’ont pas reçu de réponses satisfaisantes :

  • le phasage des travaux – excessivement long – proposé pour monter à Brabois ;
  • le tracé du tramway pour monter à Brabois, dont le passage le long du jardin botanique constitue une atteinte grave à l’environnement et la biodiversité ;
  • le cadencement pour monter à Brabois, dégradé par l’embranchement au vélodrome ;
  • le partage du tramway avec les voitures et les très nombreux virages à Saint-Max ;
  • les propositions fantaisistes d’intermodalité ;
  • la gestion des modes actifs (vélo et autres engins électriques de déplacement) sur l’ensemble du tracé ;
  • la place de la voirie automobile à proximité du tramway.

Nous ne reviendrons pas sur le fait que le tramway sur rails avec priorité absolue aux feux est nécessaire pour assurer un niveau de service suffisant. Les trolleys sur pneu ou autres BHNS (Bus à Haut Niveau de Service) ne sont pas une solution durable.

Nancy en commun proposera une nouvelle consultation publique d’urgence dès le début du mandat, avec des scénarios clairs, indépendants des instances décisionnelles, pédagogiques, comparés et chiffrés, afin que les habitant.es et usager.es puissent collectivement évaluer un projet qui leur convienne. Cette consultation se voudra malheureusement simplifiée pour prendre une décision rapide en vue d’engager les études et les travaux à temps. Elle ouvrira toutefois notre grand chantier du mandat : la refonte globale et coconstruite du plan de circulation.

Nous allons revoir en profondeur le plan de circulation métropolitain intégré au PLUi, ouvert sur les mobilités écologiques, saines et socialement équitables. Les élus et les services de la Métropole ne proposeront, dans cette démarche, que le cadre de discussion et la transparence nécessaire du processus de décision. Ce plan sera construit par les habitant.es et usager.es uniquement. La Ville de Nancy et la Métropole ont besoin de ce temps démocratique qui orientera l’agglomération définitivement vers la transition écologique.

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