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Nancy en commun · Liste citoyenne

// Une ville pour tou·te·s !

Élections municipales · 15 ET 22 MARS 2020

// Communiqué de presse 22 juin 2020

Nancy en commun, groupe de citoyen·ne·s formé à l’occasion des élections municipales de Nancy, en 2020, entend s’inscrire durablement dans le paysage politique local et donne rendez-vous pour les prochaines luttes sociales et politiques à toutes celles et tous ceux qui souhaitent partager l’esprit des communs

Les élections municipales se sont déroulées dans un contexte peu propice à la vie démocratique. La campagne aurait dû être l’occasion pour les citoyen·ne·s de comparer les projets, d’interroger les candidat·e·s, d’en débattre, de proposer des idées, de s’investir, de se projeter dans un avenir prometteur. Au lieu de quoi, le contexte sanitaire a poussé les pouvoirs publics à entraver singulièrement les occasions de rencontres et d’échanges. Les réunions publiques ont été limitées. La propagande électorale (professions de foi et bulletins de vote) a été partiellement distribuée. Les messages sanitaires délivrés par le sommet de l’État ont détourné les citoyen·ne·s des bureaux de vote, particulièrement dans les milieux populaires, et favorisé l’abstention.


De toute évidence, les élections municipales auraient dû être reportées à l’automne 2020 ou au printemps 2021.


Dans ce contexte, la liste Nancy en commun a obtenu un score honorable (4,5 % des suffrages exprimés), mais décevant au regard de la singularité des propositions et de l’engagement des personnes qui les portaient. Nancy en commun remercie les électrices et les électeurs qui lui ont fait confiance et leur donne rendez-vous pour les prochaines échéances, et pense à celles et ceux qui ne sont pas déplacé·e·s en raison du contexte sanitaire.


À Nancy, le taux de participation du premier tour a à peine dépassé 37 % des inscrit·e·s. Ce résultat historiquement bas entame la légitimité démocratique des futur·e·s élu·e·s qui siégeront au conseil municipal et au conseil métropolitain. Ces élu·e·s ne pourront pas se prévaloir de disposer d’un soutien massif de la population pour mener à bien leurs projets sans recourir à la délibération du public, sous toutes les formes possibles : référendums, assemblées de quartier, conférences de citoyen·ne·s, etc.


Au sein de Nancy en commun, il y a un consensus sur le bilan désastreux du maire sortant, mais pas sur l’attitude à adopter au second tour. Chaque Nancéienne et Nancéien, y compris les membres de la liste, pourra s’exprimer librement sur le sujet.


Nancy en commun est riche de sa diversité et la revendique.


À l’issue du second tour, quel que soit le résultat du scrutin, Nancy en commun poursuivra son action politique, au plus proche du terrain, avec les habitant·e·s de Nancy et du Grand Nancy, en gardant à l’esprit ses 3 priorités : l’urgence sociale, l’urgence démocratique et l’urgence écologique.

Nancy, le 22 juin 2020
Les colistier·e·s de Nancy en commun

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Élections municipales · 15 ET 22 MARS 2020

//Nancy en commun s’oppose à la réouverture des écoles le 11 mai

Nancy en Commun est opposé à la réouverture des écoles et autres lieux publics municipaux de Nancy à partir du 11 mai. Cette date a été choisie arbitrairement par le président de la République sans en avoir vérifié la pertinence et la faisabilité, et suivie de façon improvisée par le maire de Nancy. (D’autres communes du Grand Nancy ont fait des choix plus éclairés.)

Plusieurs éléments justifient cette position.

Le 7 mai, la région Grand Est a été maintenue en zone rouge, en raison d’une organisation tendue des services hospitaliers de réanimation.

Le 14 avril, le conseil national de l’Ordre des médecins a dit ne pas comprendre la décision de réouverture des écoles, indiquant que « les enfants sont des vecteurs potentiels sans développer eux-mêmes l’infection, sauf à de rares exceptions » et rappelant qu’« il est très difficile en milieu scolaire de faire respecter les gestes barrières ».

Le 20 avril, le Conseil national scientifique a rejoint cette position, et le 24, faute d’être suivi par le gouvernement sur une réouverture des écoles en septembre, il a établi des règles sanitaires minimales d’accueil dans les écoles, notamment le port du masque, l’application des mesures barrières et des règles de distanciation pour les personnels et les enfants.

Les conditions de réouverture s’avèrent délétères, les règles étant inapplicables et anxiogènes pour les élèves les plus jeunes confiés à l’Éducation nationale.

Tout d’abord, la réouverture des écoles fera croître les inégalités entre les élèves puisque toutes les écoles n’ouvriront pas en même temps. C’est une rupture supplémentaire avec le principe de l’école républicaine qui doit garantir un enseignement de très haute qualité pour toutes et tous. D’ailleurs, le ministre de l’Éducation nationale reconnaît lui-même que seulement 15 % des enfants pourront reprendre l’école. Ensuite, il est inacceptable que les enfants servent de cobayes d’une réouverture qui serait la préfiguration d’une éventuelle rentrée en septembre. Les milieux populaires risquent d’être concernés en priorité. Enfin, le déconfinement, pour une partie des enfants et de façon intermittente, n’est pas susceptible d’abaisser le « taux de décrochage ».

Le plan de déconfinement et la réouverture des écoles placent parents, enseignants et fonctionnaires territoriaux devant une situation anxiogène et violente. Il divise la communauté éducative et la population, ce qui limite d’autant leur capacité d’agir dans le cadre de l’unité républicaine.

Pour Nancy en Commun, l’application du principe de précaution éviterait à coup sûr le développement de nouveaux foyers de contamination.

La décision de réouverture aurait dû être prise de façon consensuelle, en associant l’ensemble des parties prenantes, et non de façon directive… avec l’intention de chercher à plaire à un gouvernement en mal de crédibilité sur le sujet.

Nancy en Commun estime que la réouverture des écoles sera envisageable quand la collectivité et l’administration pourront garantir à 100 % la sécurité sanitaire pour la totalité des enfants et des personnels. Il doit en aller de même pour l’ensemble des services municipaux accueillant du public (bibliothèques, stades, etc.).

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Élections municipales · 15 ET 22 MARS 2020

// Pour Nancy : Une culture en partage

La culture doit être émancipatrice, citoyenne et populaire. Les élu-e-s politiques doivent agir avec distance, humilité et ouverture.

État des lieux

Comment permettre aux créateurs de créer, au public de développer sa curiosité et son goût pour les œuvres, à la culture de vivre dans tous les quartiers de la ville ? Comment favoriser un foisonnement de la culture, de toutes les cultures, de toutes les disciplines ?
Politique et culture ne font généralement pas bon ménage.

  • → Un projet comme L’Octroi n’est pas parvenu à agréger les artistes… parce que ceux/celles-ci n’en sont pas l’essence.
  • → L’idée de créer un festival ne peut venir que de la part de créateurs, d’artistes ou d’habitant-e-s, d’amateur-e-s, de curieux, d’une association qui portera le projet, etc. Les élu-e-s ne doivent pas intervenir dans les choix de programmation ou d’esthétiques. Ce n’est pas au politique de décider ce qui doit être présenté au public.
  • → Considérer la culture comme un facteur d’attractivité, c’est accepter qu’elle soit le moyen pour les villes et les territoires de participer à une compétition à laquelle, pourtant, elle n’a pas à se prêter.

Comment faire ?

Pour « Nancy en commun », la politique culturelle de la ville doit procéder de l’esprit des communs, c’est-à-dire se fonder sur la coopération entre élu-e-s, parties prenantes et personnel municipal..


« Nancy en commun » propose l’installation d’un Parlement de la Culture, qui sera le lieu central pour conduire un débat démocratique permanent sur le thème des arts, des cultures et des patrimoines. Le Parlement de la culture réunira les créateurs/créatrices, les artistes, les technicien·ne·s, les citoyen·ne·s, les lieux de formation, de création et de diffusion, les porteurs de projet et les associations, le personnel municipal spécialisé, etc. Le Parlement de la Culture échangera et délibérera sur les orientations, y compris leurs aspects budgétaires, et sur les projets que la collectivité devra soutenir ou mettre en œuvre.


Le rôle de la Ville consiste à mettre à la disposition des acteurs/actrices de la culture les moyens nécessaires pour se former, pour créer et pour se produire. Elle doit constituer un lieu « ressources » apportant des informations, des conseils, un accompagnement au projet, une aide technique et, si nécessaire, un soutien financier. Elle peut aussi créer des structures permettant de mutualiser des outils, par exemple, des lieux de répétition, des prêts de matériel, des locaux de stockage, etc.

  • → Si des artistes proposent de créer un festival de musique acoustique, le rôle de la collectivité reviendra, en s’appuyant sur son expertise et sa connaissance du territoire, à apporter des conseils, à les aider à formuler leur projet, à trouver un lieu adapté, à apporter une aide technique, à participer à la médiation et, éventuellement, à apporter un concours financier.
  • → La collectivité peut aussi accompagner les porteurs de projet à accéder à des modes de financement, par exemple aux niveaux national, européen ou international.
  • → La collectivité peut conseiller des artistes pour accéder au 1 % culturel.

« Nancy en commun » n’entend pas révolutionner la politique culturelle, mais la faire évoluer, avec l’ensemble des parties prenantes, dans le cadre du Parlement de la Culture. En règle générale, la liste considère qu’il faudra avant tout conforter l’existant.

Les lieux

Nancy et son agglomération disposent de grands établissements bénéficiant d’un label national (Opéra national de Lorraine, CDN Théâtre de la Manufacture, CCN Ballet de Lorraine, L’Autre Canal). Ces équipements sont importants pour la vie culturelle. Toutefois, il convient de ne pas s’appuyer uniquement sur ces lieux emblématiques et d’assurer une continuité territoriale pour la création, la culture et l’éducation, dans toute la ville.

Ainsi, dans chaque quartier, un recensement des lieux pour apprendre, répéter, montrer, etc., sera mené à bien. Il en existe de nombreux : la Terrasse de la Craffe, la Cure d’Air, le Théâtre de la Foucotte, la Chapelle Maringer, etc. Ce réseau de lieux s’appuiera sur les 7 MJC de Nancy et sur la maison des associations créée dans chaque quartier.


La Ville soutiendra la création de tiers lieux, de lieux d’activités, aménagés pour accueillir artistes et associations. Il pourra s’agir d’espaces autogérés, organisés autour de la mutualisation des moyens techniques et d’une charte d’utilisation. Ces lieux pourraient aussi être pris en charge par des régies de quartier, des associations, des artistes, etc. La Ville installera des ateliers d’artistes (à la fois lieu de création, d’exposition et de vie), là aussi, dans chaque quartier.


Les différents lieux permettront des échanges entre les compagnies professionnelles, semi-professionnelles ou amateures, les artistes, les créateurs/créatrices, etc., au plus proche des habitant·e·s. Dans ces lieux, les artistes pourront s’exprimer ; les amateurs pourront se former au contact de professionnels (éducation populaire, éducation de pair à pair, etc.) ; le public pourra former son goût, développer sa curiosité, sur le modèle des ruches artistiques ou de viviers.

Le budget de la culture

Le budget primitif 2020 de la culture s’élève à 28,24 M€ sur le volet fonctionnement (24,6 % du budget de fonctionnement) et à 2,13 M€ sur le volet investissement (13,19 % du budget d’investissement, hors Musée lorrain).


Sur le plan financier, « Nancy en commun » sera attentif à maintenir le budget dédié à la culture, voire à le développer, en vue de continuer à conforter les lieux et les événements existants et à permettre l’émergence de nouveaux projets.


Toutefois, il appartiendra au Parlement de la Culture de délibérer sur les orientations budgétaires, y compris sur un éventuel transfert de la compétence culture à la Métropole du Grand Nancy.

Transfert à la Métropole

« Nancy en commun » ne s’oppose pas a priori à ce transfert : il apparaît cohérent que des établissements et des événements qui accueillent un public venant en grande partie du Grand Nancy – voire au-delà – soient financés et accompagnés par une collectivité qui intervient à cette échelle.


Dès lors, un Parlement de la Culture serait créé à l’échelle du Grand Nancy, coordonné avec le Parlement de la Culture communal.


Si un tel transfert devait intervenir, il devrait concerner les quatre établissements cités plus haut, ainsi que d’autres situés dans d’autres communes, comme le Centre Culturel André-Malraux ou l’Espace Chaudeau. Il devrait aussi prendre en compte les grands événements culturels comme le NJP, Le Livre sur la Place, Michtô, le Festival international du film de Nancy, etc.


Le cas échéant, les élu·e·s de « Nancy en commun » seront vigilants sur deux points.

  1. La métropolisation de la culture ne doit pas servir à l’État à se désengager du financement des grands établissements qu’il a labellisés – comme il est en train de le faire dans les domaines de l’enseignement supérieur et de la recherche, où il s’ingénie à mettre en concurrence les territoires, les universités et les centres de recherche.
  2. Le Grand Nancy devra renoncer à toute perspective de privatisation ou de délégation de service public des équipements et des événements qui lui seraient confiés, pour ne pas reproduire l’erreur commise lors de la concession du Zénith à Vinci. Dans le cadre de cette concession, d’une durée de 25 ans, la Métropole du Grand Nancy s’est engagée à verser 13,50 M€ au titre de l’investissement, alors que l’unique candidat évaluait cet investissement à 10,50 M€ !

Dans le cadre d’une politique culturelle métropolitaine, la collectivité devra s’attacher à préserver les cinémas indépendants et les salles art et essai (Nancy, Saint-Max), à soutenir leur fréquentation, notamment en développant les actions d’éducation à l’image.


La compétence culture de la Métropole devra être envisagée dans un cadre partagé avec les communes. La politique de la Métropole ne doit pas se substituer aux politiques menées dans les communes.


La politique culturelle du Grand Nancy doit se faire en concertation avec les communes qui le composent. « Nancy en commun » propose que chaque commune accueille une compagnie de spectacle vivant.

Le spectacle vivant

Créer des services accompagnants des structures est essentiel pour permettre aux équipes culturelles et artistiques d’être à la fois autonomes financièrement et en même temps novatrices.

« Nancy en commun » souhaite créer un guichet unique d’accompagnement capable d’aiguiller les structures culturelles locales. La logique des dispositifs d’accompagnement doit s’adapter aux projets présentés et non l’inverse. Les dispositifs doivent être suffisamment ouverts et les critères suffisamment souples pour que toutes les parties prenantes s’y retrouvent, à l’inverse de tout malthusianisme culturel. Les artistes doivent pouvoir échapper à la violence symbolique d’une porte qu’on leur claquerait au nez.

Les dispositifs d’accompagnement doivent être étendus à l’ensemble des disciplines artistiques. Ils doivent permettre de favoriser les échanges entre artistes et fédérer les pratiques. La Ville peut inciter les artistes, les compagnies à travailler ensemble, mais cela relève de l’initiative des artistes.
La Ville doit être facilitatrice.

Il convient de critique la notion de « culture émergente » : à toute époque, toute culture nouvelle est émergente… « Nancy en commun » défend la création, donc toute culture émergente… Évitons les classements, les catégories et les critères qui enferment. On est toujours l’émergent d’un autre. La politique culturelle doit permettre de soutenir la diversité des formes artistiques, qu’elles soient antique, classique, baroque, alternative, moderne, émergente ou contemporaine. Toutes les cultures, toutes les formes nous intéressent, d’ici ou d’ailleurs.


Un point d’attention porte sur la culture numérique : pratiquer un humanisme numérique pour prendre en compte les disparités au sein de la population en termes d’équipement et de savoir-faire.

Création d’une nouvelle salle de spectacle

La question sera posée au Parlement de la Culture, qui délibérera sur ce point.

De son côté, « Nancy en commun » considère qu’il ne s’agit pas d’une priorité, surtout s’il peut être considéré comme le projet emblématique d’un élu (on sait que la municipalité sortante adore les emblèmes…), qui construit sa propre statue et attend que le bâtiment porte son nom une fois qu’il s’est éteint.


Notre vision consiste :

  • — à équiper les lieux mentionnés plus haut dans les différents quartiers de Nancy ;
  • — à conforter et améliorer les bâtiments industriels du site Alstom (lieu d’exposition, salle de répétition, lieu de stockage, etc.) ;
  • — à équiper le palais des congrès pour accueillir des spectacles (étude de faisabilité sur le plan acoustique, pose d’un gril, etc.).

Pour illustrer l’esprit des communs qui guide notre projet culturel, nous pouvons nous inspirer de cette citation de Jack Lang, en 1981 : « Un ministère au service d’un projet de civilisation. […] La culture n’est la propriété de personne. Elle n’est la propriété ni d’un ministère, fût-il installé rue de Valois, ni d’une classe, fût-elle la classe possédante, ni d’une ville, fût-elle notre capitale à tous, ni d’un seul secteur, fût-il le secteur public. »

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Élections municipales · 15 ET 22 MARS 2020

// 26 mesures prioritaires pour l’écologie, la démocratie, la solidarité

Un collectif d’associations nous a sollicité lors de cette campagne municipale et a porté à notre connaissance diverses propositions. Voici nos réponses

// Commentaires généraux :

Êtes-vous prêts à vous engager à mettre en œuvre tout ou une partie de ces 26 mesures durant le prochain mandat si vous êtes élu.es dans votre commune et à la Métropole ? Les associations signataires se réservent le droit de faire un point annuel sur la prise en compte avérée des propositions qui suivent.

DÉPLACEMENTS, ALTERNATIVE A LA VOITURE ET QUALITÉ DE L’AIR

// Instaurer au plus tard à la mi-mandat l’accès gratuit aux transports en commun sur le réseau Stan qui aura été préalablement renforcé (maillage, fréquence, sites propres, priorité aux feux…) pour absorber le surcroît de fréquentation qui en résultera.

Oui, Ces mesures figurent dans le programme de “Nancy en commun”. La gratuité des transports en commun sera conjointe à une augmentation des capacités et une amélioration du service, avec plus de fréquences, plus de circulation en site propre et la priorité aux feux rouge, ce, dès que possible.

// Mettre en service le tronçon Vélodrome-Brabois du nouveau tramway par l’avenue Général-Leclerc, et en même temps que le reste de la ligne.

Oui, “Nancy en commun” est favorable à une montée du tram du Vélodrome à Brabois par l’avenue du Général-Leclerc, mais considère qu’il est nécessaire de réaliser de toute urgence des expertises complémentaires et de consulter la population sur la base des nouveaux éléments recueillis.

// Mettre en place un plan-vélo métropolitain doté d’un budget de 8 M€/an (= 30 €/an/habitant), et nommer un élu délégué.

Oui, Cette mesure figure dans le programme de “Nancy en commun”. Ce plan vélo prévoit des itinéraires continus, sécurisés, confortables, etc., en plus des services associés “système vélo” : des parkings adaptés, des ateliers de réparation, de l’apprentissage, des services de sécurisation, etc.

// Mettre en place durant le mandat des zones piétonnes géographiquement ambitieuses (carte ci-dessous).

Oui, Cette mesure figure dans le programme de “Nancy en commun”. “Nancy en commun” prévoit aussi de piétonniser partiellement ou totalement certaines rues commerçantes dans différents quartiers de Nancy (Mon Désert, Poincaré, Trois Maisons, etc.), en mettant les citoyen.nes au cœur du processus de décision.

// A chaque épisode de pollution de l’air avec procédure préfectorale, relayer largement et quotidiennement les recommandations comportementales et ce, sur l’ensemble des outils de communication de la collectivité (site internet, réseaux sociaux, affichage administratif…).

Oui, Nous espérons ne plus avoir d’épisodes de pollution une fois que les premières mesures d’urgence seront mises en œuvre. Toutefois, nous relayerons massivement sur tous les canaux les recommandations préfectorales. Nous considérons que la vignette Crit’air peut être efficace ponctuellement, mais déplace le problème ailleurs (vente massive de nouvelles voitures) et est excluante pour les foyers les plus modestes. La vignette ne punit pas l’usage, mais uniquement le mode de transport.

RESTAURATION COLLECTIVE

// Servir, dès 2022, dans les restaurations collectives (écoles, EHPAD, centres de loisirs…) des repas équilibrés

  • à partir d’ingrédients 100 % bio, locaux, équitables,
  • par la mise en place d’une légumerie,
  • au moins deux fois par semaine, exclusivement sans viande ni poisson,
  • en proposant quotidiennement une alternative sans viande ni poisson.

Oui, Il est essentiel de pouvoir proposer des menus équilibrés végétariens sur toute la semaine, avec au moins deux repas végétaliens par semaine. Couplé avec une production locale et bio, aidée par une régie publique agricole, nous accompagnerons les services de restauration collective vers la transition alimentaire et écologique. Pour rappel, la loi Egalim impose au moins un repas végétarien par semaine, pouvant inclure des œufs et des produits laitiers, mesure qui nous semble insuffisante.

URBANISME

// Cesser dès le début du mandat toute construction dans les zones agricoles et les espaces naturels, à sauvegarder les trames vertes et bleues, les parcelles de jardins, les vergers, et inscrire ces dispositions au Plan Local d’Urbanisme Intercommunal.

Oui, Cette mesure figure dans le programme de “Nancy en commun”. Arrêt total de l’artificialisation des terres : jardins, vergers, bois, espaces sauvages, herbes folles, etc. et renforcement des trames verte, bleue et brune dans le PLUi, en concertation avec les habitant.es.

// Favoriser durant le mandat une agriculture urbaine écologique et de proximité en assurant une maîtrise foncière qui permette de restaurer une ceinture maraîchère, de créer des fermes communales ou intercommunales et de soutenir des installations en maraîchage.

Oui, Cette mesure figure dans le programme de “Nancy en commun”.

// Annuler le contrat de concession avec Valvital dès le début du mandat et élaborer avec les usagers et les associations concernées un nouveau projet de réhabilitation et de valorisation du site du Grand Nancy Thermal.

Oui, Cette mesure figure dans le programme de “Nancy en commun”. Conforter le site existant et lui faire conserver son caractère populaire. Reconstruire la piscine découverte sur son emplacement actuel. Relancer un projet thermal. L’ensemble du site sera en gestion publique.

// Interdire les écrans numériques publicitaires dans le Règlement Local de Publicité Intercommunal, en accord avec le principe de liberté de réception.

Oui, Interdire strictement toute publicité invasive : 4X3 lumineux, 4X3 dans les espaces naturels, sucettes sur trottoirs, publicité sous les abribus. Pour ne pas enfreindre la liberté d’expression des affichistes, proposer un lieu dédié où le public pourra aller admirer les nouvelles publicités (un lieu ouvert, accessible et gratuit). Ainsi, personne ne sera privé de publicités…

// Installer des points d’eau potable, du mobilier urbain non hostile, des toilettes publiques, le tout accessible jour et nuit.

oui, Ces mesures figurent dans le programme de “Nancy en commun”, en tant que droit d’accéder aux besoins fondamentaux en tous lieux. Nous alimenterons les fontaines Wallace en eau potable.

// Cesser le déploiement de la vidéosurveillance sur la voie publique, et ne pas doter la police municipale d’armes à feu.

oui, Ces mesures figurent dans le programme de “Nancy en commun”. Nous ne maintiendrons que les caméras servant à gérer la circulation, c’est-à-dire au croisement des principaux axes (pour donner la priorité aux mobilités actives et aux transports en commun).

// Réaliser un audit sur la performance énergétique de l’ensemble du parc immobilier de votre commune et de la Métropole, vacants et occupés, et le réhabiliter au plus haut niveau de performance énergétique (viser la norme BBC rénovation).

Oui,Ces mesures figurent dans le programme de “Nancy en commun”. Cet audit fera parti de l’audit écologique annuel et citoyen que nous ferons connaître au plus grand nombre pour effectuer sérieusement la transition énergétique et limiter fortement nos émissions de gaz à effet de serre. Nos actions seront guidées par la règle “verte” : on ne prend pas plus à l’environnement que ce qu’il ne peut produire et on ne produit pas plus déchets qu’il ne peut en absorber.

GESTION DES DÉCHETS

// Mettre en place dès 2021 un Plan Local de Prévention des Déchets Ménagers et Assimilés visant à réduire d’au moins 40 % la production de déchets à la fin du mandat et contenant notamment les mesures suivantes : cesser tout achat de produits jetables par la collectivité ; autoriser l’accès aux gisements d’objets en déchetteries aux associations – notamment du domaine du réemploi – et aux habitants via des zones dédiées ; installer dans l’espace public des poubelles à double entrée pour permettre le tri des déchets recyclables sur tout le territoire.

Oui, Ces mesures figurent dans le programme de “Nancy en commun”. Les chantiers de construction étant massivement émetteurs de déchets, parfois polluants, nous limiterons ces chantiers, particulièrement ceux qui consistent à démolir pour reconstruire à neuf derrière. Nous préférons le réemploi, la construction d’étages sur les immeubles pouvant le supporter, la rénovation thermique des bâtiments existants et leur écologisation. Un système vertueux en régie publique sera mis en place pour favoriser le réemploi avant le recyclage, en partenariat avec les associations locales.

// Mettre en place une collecte séparée des bio-déchets avant 2025 et doubler la capacité de compostage partagé.

Oui, Amener les bio-déchets en incinérateur implique de brûler de l’eau et de se priver de ressources essentielles pour l’agriculture sans intrant minéral. Nous pensons que nous pouvons bouleverser notre rapports aux “déchets” en faisant une promotion active des composteurs et aiderons, via la régie publique agricole, à la mise en place des ces filières de valorisation.

DÉMOCRATIE

// Sur les grands projets municipaux et métropolitains, mettre en place une ou plusieurs assemblées citoyennes locales et/ou thématiques dotées de moyens d’expertise, de publication de leurs travaux… qui auront un pouvoir de proposition et d’alternatives.

Oui, Ces mesures figurent dans le programme de “Nancy en commun”. Nous pensons que ces assemblées citoyennes doivent avoir une voix délibérative, c’est-à-dire que leurs prescriptions peuvent s’imposer aux élu·e·s.

// Organiser des référendums locaux d’initiative citoyenne (municipal, métropolitain, de quartier…) précédés de débats publics (réunions publiques à différents niveaux, débats contradictoires…) permettant à tous les citoyens majeurs d’imposer des sujets et d’exercer directement le pouvoir de décision.

oui, « Nancy en commun” est favorable à l’organisation de référendums locaux d’initiative citoyenne. Toutefois, ce ne sera pas à la collectivité de les organiser… puisqu’ils sont par essence “d’initiative citoyenne”. En revanche, la Ville et la Métropole doivent mettre en place tous les moyens nécessaires (des personnes, des outils, des lieux) permettant la tenue de ces RIC.

// Dès la fin des contrats de délégation de services publics en cours, gérer en régie publique autonome (composée d’élus, salariés du service, associations d’usagers, services concernés de la collectivité et de l’Etat…) les services publics importants (transports publics, déchets, chauffage urbain, eau et assainissement, restauration collective…).

Oui, Cette mesure figure dans le programme de “Nancy en commun”. Le secteur public – la collectivité –  a vocation à gérer les services publics.

// Mettre gracieusement des locaux à la disposition des associations qui le demandent afin de garantir leur droit de réunion.

Oui, “Nancy en commun” prévoit la création d’une maison des associations dans chaque quartier de Nancy (il s’agira de quartiers redessinés, avec les habitant·e·s, fondés sur les usages et beaucoup plus petits que les quartiers actuels). Que les habitant·e·s soient regroupés sous la forme d’associations, de collectifs, ou autres, ils/elles doivent pouvoir se réunir facilement et librement.

// Mettre en place un conseil de la vie associative qui rassemblera les associations de votre commune et leur permettra de s’organiser ensemble, d’initier des projets ensemble pour lesquels leur sera attribué un budget.

Oui, Sous la forme d’une assemblée, la collectivité apportant un support technique et budgétaire.

SOLIDARITE

// Prendre un arrêté interdisant toute expulsion sans solution de relogement.

Oui, Cela va de soi. Les 8 000 logements vacants de la commune doivent être utilisés, entre autres pour mettre en œuvre la solidarité avec toutes les personnes, quels que soient leur origine ou leur statut social.

// Réaliser, en coopération avec les associations parties prenantes, un état des lieux des bâtiments communaux et métropolitains inoccupés ; présenter publiquement cet état des lieux des bâtiments vacants dans les 6 mois suivant l’élection ; puis, dans les 6 mois qui suivent, utiliser ces locaux pour loger les personnes sans abri, sans papiers, d’où qu’elles viennent.

Oui, La Ville de Nancy se doit d’être accueillante et ne pas jouer au jeu de “c’est à l’État ou au Conseil Départemental de faire”… Personne ne doit dormir dehors. La commune assumera son rôle de coordination, de conseil et d’accueil bienveillant.

// Scolariser/accueillir tous les enfants, Français et étrangers, conformément à la loi, dans l’école la plus proche de leur lieu de logement/hébergement.

Oui, Cette mesure figure dans le programme de “Nancy en commun”. Aucun enfant ne doit être privé de scolarité. La scolarité fait partie des droits imprescriptibles de l’enfant, selon l’UNICEF.

ÉCONOMIE

// Elaborer puis adopter en conseil municipal et métropolitain un Schéma de Promotion des Achats publics Socialement et Ecologiquement Responsables (SPASER) dans les 18 mois qui suivent votre élection.

Oui, Nous mettrons en œuvre cette proposition afin que les appels d’offre comprennent tous un volet sur la prise en compte des critères environnementaux et sociaux dans les marchés publics de la collectivité.

// Nommer un élu référent responsable de la prise en compte des critères environnementaux et sociaux dans les marchés publics de la collectivité.

Oui, “Nancy en commun” prévoit la tenue d’un débat d’orientation écologique avant tout débat budgétaire. Un élu référent veillera à sa bonne mise en œuvre.

// Adhérer dès l’année 2020 à l’association porteuse du florain, monnaie locale du sud Meurthe-et-Moselle, et travailler avec cette dernière à la possibilité d’encaisser le paiement de certains services publics de proximité (musées, médiathèques, piscines, cantines…) en florains.

Oui, Nous souhaitons favoriser le tissu d’acteurs locaux qui œuvre pour la transition écologique, sociale et solidaire et nous adhérerons au Florain dès la première année.

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Élections municipales · 15 ET 22 MARS 2020

// Réponse à Greenpeace pour la sortie des véhicules polluants

Vous nous avez sollicité pour vous faire part de nos engagements programmatiques concernant la sortie progressive des véhicules polluants dans notre agglomération. Nous accueillons votre sollicitation avec beaucoup de reconnaissance et de manière générale, nous faisons de vos recommandations nos engagements politiques en matière de mobilité :



  • Sortie progressive des véhicules polluants dans l’agglomération afin d’assurer une sortie complète du diesel pendant le mandat et l’essence à l’horizon 2030. Nous solliciterons pour cela un audit citoyen sur la transition écologique dès 2020 pour mettre ensuite en œuvre des ZFE définies démocratiquement,
  • Nous remettrons à plat le plan de circulation pour favoriser les modes alternatifs à la voiture individuelle,
  • Il sera toutefois difficile pour de nombreux ménages de se passer de véhicules motorisés, c’est pourquoi nous les aiderons à se procurer un véhicule peu émetteur de polluants atmosphériques.
  • Nous pensons que le système ferroviaire est le seul système économiquement, socialement et écologiquement soutenable pour voyager dans la région, c’est pourquoi nous militerons pour renforcer et développer les lignes de TER avec la Région Grand Est et les lignes de TGV avec le SNCF.

Ci-dessous nos éléments programmatiques :

// Une ville où tout déplacement est une promenade

  • Un plan de circulation revu en profondeur avec les citoyen⋅nes à Nancy, ainsi que dans la métropole et dans le bassin de vie, pour encourager des mobilités écologiques, performantes, saines et socialement équitables, et pour aider les habitant⋅e⋅s à se passer de la voiture individuelle.
  • Un réseau de transport de commun accessible, dense (présent dans tous les quartiers), rapide et confortable, avec des passages fréquents et une amplitude horaire adaptée aux modes de vie.
  • Un accès gratuit aux transports en commun (trams, bus, etc.), toute la semaine et pour tou⋅te⋅s, et des parkings relais.
  • Un réseau cyclable complet et sûr pour tous les usager⋅es.
  • Des zones piétonnes dans tous les quartiers de Nancy (centre-ville, rues commerçantes, comme Mon-Désert, Faubourg des Trois-Maisons, Saint-Nicolas, etc.).

Renouvellement du Tram : le dernier projet ne faisant pas consensus, il faut le revoir avec une nouvelle méthode favorisant l’implication citoyenne dans le processus de délibération. Nancy en commun proposera une nouvelle consultation publique d’urgence dès le début du mandat, avec des scénarios clairs, indépendants des instances décisionnelles, pédagogiques, comparés et chiffrés, afin que les habitant.es et usager.es puissent collectivement évaluer un projet qui leur convienne. Cette consultation se voudra malheureusement simplifiée pour prendre une décision rapide en vue d’engager les études et les travaux à temps. Elle ouvrira toutefois notre grand chantier du mandat : la refonte globale et coconstruite du plan de circulation.

Voiture : Un de nos objectifs est bien de réduire fortement l’usage de la voiture individuelle sur tout le bassin de vie via la promotion, la sécurisation et l’amélioration des modes alternatifs et aussi la facilitation de l’intermodalité. Aujourd’hui dans la métropole, 50% des trajets sont effectués en voiture dont la moitié font moins de 3 km. Sur ces distances, les solutions vélos et transports en commun se révèlent bien plus efficaces et moins coûteuses pour tout le monde (usagers et collectivités). Chaque espace urbain a une fonction : transit, résidentiel, loisir, industriel, culturel, commerçant, etc. Nous renforcerons ces espaces par la définition de zones apaisés à faibles émissions, par l’installation de parkings relais gratuits en périphérie et la clarification des zones le transit en supprimant les raccourcis des rues résidentielles. Ainsi, celles et ceux qui ont vraiment besoin de la voiture, pour des raisons de handicap ou logistique par exemple, pourront continuer de circuler dans un trafic apaisé.

Nancy en commun · Liste citoyenne

// Une ville pour tou·te·s !

Élections municipales · 15 ET 22 MARS 2020

// Réponse à Fédélor

Fédélor est la principale organisation représentative des étudiants de Lorraine et souhaite rendre disponible chacun de vos programmes aux jeunes, dans le but de d’encourager leur participation.

// Présentation de notre liste

“Nancy en commun” est une liste citoyenne. Son objectif principal vise à répondre aux urgences écologiques, sociales et démocratiques en s’appuyant sur “l’esprit des communs”, c’est-à-dire en menant des politiques qui associent toujours les élu·e·s, les services municipaux et les citoyen-ne-s, les uns ne pouvant fonctionner valablement sans les autres.

Transports

Quel va être le moyen de transport que vous souhaitez mettre en avant pour révolutionner la façon de se déplacer dans le Grand Nancy ?

Nos propositions s’inscrivent dans le cadre de la transition écologique et s’adressent à toute la population, y compris, bien sûr, aux étudiant·e·s. Se déplacer est un droit que la collectivité doit garantir à tou⋅te⋅s. Il s’agit de promouvoir les alternatives à l’automobile (celle-ci étant forcément coûteuse pour le budget d’un⋅e étudiant⋅e), comme la marche, le vélo et les transports en commun. Pour que chaque déplacement se transforme en une promenade, nous proposons : un embellissement et une végétalisation de la ville, la mise en place d’un réseau cyclable complet, sûr et cohérent, et la gratuité totale des transports en commun.

Culture et Vie nocturne :

Nancy est une ville qui accueille un grand nombre de jeunes et cela a un impact important sur la vie culturelle et festive. Quelles sont vos propositions pour améliorer la qualité de la vie culturelle et nocturne dans la ville ?

  • La Ville n’a pas vocation à programmer les événements festifs et créatifs qui s’y déroulent. Elle doit être aux côtés des créateurs, des artistes, des lieux culturels, etc., pour les aider à mener à bien leurs projets et faire en sorte qu’ils trouvent leur public. L’accès à ces événements constitue une priorité : la culture n’existe que lorsqu’elle est partagée. La Ville développera dans chaque quartier des lieux permettant de se réunir, de faire la fête, d’exposer, de se produire en public, etc. De plus, elle dispose de services techniques lui permettant d’intervenir en support des manifestations organisées.
  • Par ailleurs, il faut rappeler que Nancy accueille un certain nombre de lieux culturels, dont la plupart proposent des tarifs d’entrée adaptés.

Logement

Le coût des logements des étudiants a augmenté de 2,64 % entre la rentrée 2018 et la rentrée 2019. Quelles sont vos mesures pour faciliter l’accès à un logement digne pour les étudiants sur le territoire nancéien ? Quel rôle va jouer la ville de Nancy dans le plan 60 000 logements étudiants ?

  • Nancy en commun envisage un vaste plan de réhabilitation d’immeubles et de logements vacants, dans tous les quartiers de Nancy, avec un gain foncier et écologique permettant d’en financer le coût. Ce programme permettra de proposer des logements confortables, respectant des normes environnementales, tout en évitant la spéculation et l’augmentation des loyers à laquelle celle conduit. Nancy en commun ne soutiendra pas les projets conçus par la promotion immobilière, dont le seul enjeu est de venir à Nancy faire de la spéculation sur le dos des étudiant·e·s et de la CAF.
  • Les solutions de logement proposées aux étudiant·e·s dans le Grand Nancy, qui sont importantes, doivent être accessibles et bien situées, afin que celles/ceux-ci puissent mener à bien leurs études et de trouver leur place dans la vie locale.
  • Il conviendra d’étudier comment cette démarche peut être compatible, éventuellement avec le plan “60 000 logements” lancé par Frédérique Vidal et Julien Denormandie.

Santé

Comment travailler pour renforcer l’accès à la santé pour les jeunes ? Quelles sont vos propositions pour faire avancer l’intégration des instituts de formation sanitaire et sociale à l’Université de Lorraine ?

  • La Ville travaillera avec le CROUS pour évaluer les besoins des étudiant·e·s en matière de santé.
  • La liste “Nancy en commun” est très attachée au rôle rempli par les professions médico-sociales, qu’elle entend conforter.

Social

20% des étudiants vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. Quelles sont vos propositions pour aider ces derniers à s’en sortir dignement ?

  • La Ville doit soutenir toutes les initiatives favorisant l’entraide et le partage, en particulier entre étudiant·e·s et entre générations : les colocations étudiantes ou intergénérationnelles constituent des formes à soutenir.
  • Par ailleurs, la Ville accueillante doit protéger toutes les personnes démunies, donc, ouvrir largement ses services sociaux aux étudiant-e-s vivant sous le seuil de pauvreté. Aucun·e étudiant·e ne doit être empêché·e d’étudier pour cause de précarité.
  • Nous continuerons de promouvoir les lieux communs qui permettent de répondre collectivement aux difficultés d’alimentation ou de logement. Nous soutenons la création d’une régie publique agricole pour subvenir aux besoins de la collectivité.
  • Les transports en commun gratuits et le soutien au système vélo constituent un contrainte en moins pour la mobilités des étudiant-e-s.

Sport

Comment compter vous rendre le sport et l’activité physique plus accessible pour les étudiants à Nancy ? Comment voyez vous la dualité Ville-Métropole dans cette accessibilité ?

La municipalité et la Métropole du Grand Nancy peuvent renverser la situation :

  • Le SIUAPS dispose d’un important parc d’installations sportives, gratuites pour la plupart. Il ne nous semble pas que l’accès des étudiant·e·s à des activités sportives soient compliqué… Quoi qu’il en soit, le Grand Nancy dispose d’installations (piscines, stades, parcs, etc.) permettant un grand nombre de pratiques sportives. S’il s’agit de parler du running, du vélo ou de la natation, les possibilités sont importantes.
  • La Ville et le Grand Nancy encourageront la mutualisation de certaines infrastructures étudiantes (gymnases, salles de spectacle…) et d’activités communes, de façon à favoriser la mixité sociale entre les habitant⋅es du quartier et les étudiant-e-s.
  • Il va de soi que la Ville et la Métropole doivent coordonner leurs politiques.

Travail

Une des premières inquiétudes des étudiants est de réussir ses études. Mais pour cela les lieux de travail pour les jeunes se révèlent parfois pas assez nombreux ou avec des horaires pas complètement adaptés aux besoins. Quelles sont vos propositions ?

  • L’université de Lorraine et les écoles supérieures sont les mieux à même d’organiser les lieux d’études nécessaires aux étudiant-e-s. Dans cet objectif, l’ouverture des bibliothèques en soirée peut être envisagée, mais cela ne relève pas de la Ville. Il appartient aussi aux étudiant⋅e⋅s de s’organiser pour améliorer les conditions dans lesquelles elles/ils travaillent.
  • Dans le cadre du projet de réhabilitation des logements évoqué plus haut, une partie du gain foncier qui sera réalisé, notamment à travers la surélévation des immeubles, permettra de doter ceux-ci de salles communes, qui pourraient être des salles d’étude équipées pour ce faire et adaptées (insonorisées, etc.).

International

Comment vous positionnez-vous pour la promotion de la ville de Nancy à l’international, auprès des actifs comme auprès des jeunes et étudiants ?

  • Nancy est une ville moyenne : c’est ce qui fait son charme. La promotion de la ville et de son agglomération ne doit pas viser nécessairement à être la plus connue, la plus grande ou le plus… quoi d’autre ? Les politiques publiques que nous envisageons doivent permettre à Nancy et au Grand Nancy d’apparaître comme des lieux agréables et adaptés aux études, à l’enseignement et à la recherche, selon un concept de “ville campus”. Les campus existants – mettons, par exemple, le campus médecine et alii – ne fonctionnent pas selon la logique américaine : de petites villes entièrement vouées aux études, où étudiant-e-s et corps enseignant cohabitent et où tout est stimulant… Puisque de tels campus n’existent pas à Nancy, il convient que la ville et son agglomération en entier se comportent comme un campus.
  • Nancy et le Grand Nancy se doivent de favoriser l’intégration des étudiant-e-s étranger-es et leurs échanges avec la population locale.
  • Si, à travers le monde, l’idée se répandait que Nancy est un magnifique lieu pour étudier, enseigner et chercher, il ne serait nullement besoin d’en faire la promotion. Après cela, nous ne sommes jamais à l’abri qu’un-e chercheur/chercheuse décroche un prix Nobel (sauf erreur de notre part, le dernier prix Nobel d’un chercheur en activité à Nancy est Victor Grignard, qui reçut celui de chimie en 1912…).

Sécurité

Quelles sont les mesures à prendre pour renforcer le sentiment de sécurité des jeunes dans certains quartiers ?

Nancy en commun veut placer l’humain au premier plan. Tous les quartiers de la ville, redessinés pour être plus petits, seront dotés de policiers/policières en îlotage. La police municipale n’a pas à se substituer à la police nationale, qui est chargée de réprimer non pas les manifestations étudiantes… mais les délits et les crimes en tout genre. La police municipale, de son côté, veillera à apaiser la vie dans les quartiers, les relations humaines, à prévenir toutes les formes d’incivilité, à garantir le bon usage de l’espace public. Mieux que des caméras anonymes, ces hommes et femmes de terrain sauront être de parfaits interlocuteurs/interlocutrices pour les étudiant-e-s s’il advenait que celles/ceux-ci se sentent en insécurité.

Travail avec Fédélor

Comment envisagez-vous d’associer la Fédération étudiante de Lorraine, organisation représentante des étudiants lorrains, aux travaux sur les sujets de la vie étudiante ?

  • Selon notre conception de “ville campus”, il va de soi que toutes les associations représentant les étudiant-e-s, y compris Fédélor, constitueront des interlocutrices de premier plan sur tous les sujets concernant la vie étudiante.
  • Nancy en commun envisage la création d’assemblées citoyennes thématiques, à l’échelle du Grand Nancy : l’une de celles-ci pourrait être consacrée soit à l’ensemble du monde universitaire, en général, soit à la vie étudiante, en particulier, soit aux deux.
  • Du point de vue de la collectivité, il serait intéressant d’impliquer les étudiant-e-s dans le projet éducatif de territoire (PEDT) et de leur permettre d’être des acteurs d’initiatives citoyennes.

Nancy en commun · Liste citoyenne

// Une ville pour tou·te·s !

Élections municipales · 15 ET 22 MARS 2020

// Réponse à EDEN

EDEN, comme d’autres associations nous a sollicité lors de cette campagne municipale et a porté à notre connaissance diverses propositions. Trouvez ci-dessous nos propositions aux questions d’EDEN

// But du questionnaire

L’association Entente pour la Défense de l’Environnement Nancéien (EDEN) interroge les listes candidates aux élections municipales de 2020 sur leur programme. En effet, l’association EDEN agit pour une meilleure prise en compte de l’écologie dans la Métropole et souhaite évaluer la pertinence des programmes des listes candidates par rapport aux enjeux actuels et à venir. Pour ce faire, EDEN vous propose un questionnaire sur les axes thématiques de l’association (mobilités urbaines, déchets, qualité de l’air, urbanisme, cadre de vie, transition énergétique) et vous invite à y répondre pour le 21 février. EDEN, étant adhérente à la Fédération des Usagers de la Bicyclette (FUB), la partie vélo est abordée exclusivement via le questionnaire en ligne de la FUB.

LUTTE CONTRE ET ADAPTATION AU DÉRÈGLEMENT CLIMATIQUE

Nancy en commun reconnaît l’urgence écologique dans son appel datant de la fin de 2019. Si rien n’est entrepris pour limiter globalement les émissions de gaz à effet de serre, l’humanité pourrait subir un emballement climatique dès les +2°C de réchauffement dépassés provoquant un emballement non maîtrisé par des boucles de rétroactions : fonte du permafrost, acidification des océans, fonte des glaciers, etc. Il est établi scientifiquement que le dérèglement climatique globalisé provoquera des phénomènes météorologiques de plus en plus extrêmes : canicules, tempêtes, sécheresses, etc. Il est important d’adapter la ville à ces phénomènes, en créant des îlots de fraîcheur, en végétalisant la ville, en stoppant l’artificialisation des sols, en utilisant des techniques de construction dites passives favorisant l’isolation des logements et autres lieux communs. L’utilisation du béton doit être limité. Pour rendre la ville plus supportable pour toutes et tous en été, nous mettrons en œuvre une tarification sociale dans toutes les piscines et multiplierons les aires ombragées. Il s’agit pour cela de se fixer des objectifs de réduction de gaz à effet de serre selon les recommandation du « pacte pour la transition » et à minima en respectant les engagements de la France lors de la COP21 au niveau local. Nous comptons mettre en œuvre un bilan d’orientation écologique dès 2020 avec les habitantes et fixer les grands enjeux et les moyens les plus efficaces pour limiter nos émissions de gaz à effet de serre. Nous vivons aujourd’hui dans un monde dont l’économie est fortement carboné, très dépendante. L’énergie la plus propre étant celle que nous ne dépensons pas, nous mettrons en avant le triptyque proposé d’action par l’association Negawatt : sobriété, efficacité et renouvelable, rangée dans l’ordre de priorité.
Selon se principe, il s’agit donc de limiter l’étalement urbain, éteindre les vitrines à partir d’une certaine heure de la nuit, d’interdire les panneaux de publicité invasives, de mettre en œuvre l’isolation des bâtiments, de mettre en délibération un nouveau plan de circulation pour amener d’autres modes mobilités alternatifs à la voiture individuelle.

PROTECTION DE LA BIODIVERSITÉ

Depuis la révolution industrielle, l’être humain a détruit, dégradé et simplifié les milieux naturels. La biodiversité ordinaire associée à ces milieux a régressé et s’est appauvrie. Or, cette nature ordinaire nous apporte de multiples biens et services écologiques indispensables à notre bien-être et à notre qualité de vie (comme, par exemple, la pollinisation de nos fruits et légumes, le recyclage de la matière organique, le stockage du carbone ou la filtration et la redistribution de l’eau douce). Le changement d’usage des sols et l’urbanisation sont la première cause de dégradation des milieux naturels et d’érosion de la biodiversité. Nous avons une dette naturelle qu’il nous faut rembourser. Nous voulons préserver et développer les trames vertes (couvert végétal), bleues (cycles de l’eau), brunes (sol) et noires (éclairage) et les inscrire le principe de “zéro artificialisation nette” dans le PLUi. Il s’agit donc de mettre en œuvre la règle verte, c’est à dire ne pas prélever sur la nature davantage que ce qu’elle peut reconstituer, ni produire plus que ce qu’elle peut supporter.

PARTAGE DE L’ESPACE PUBLIC

OUI ! En 2012 – 2013, l’ADUAN a établi que le nombre de voitures par habitant à Nancy s’élevait à 0,97 et à 1,25 sur l’ensemble sud Meurthe-et-mosellan. Sur le bassin de vie, la part modale se réparti comme suit en 2013 : 53% pour les déplacements automobiles, 11% pour les déplacements collectifs, 1% pour le vélo, moins de 1% pour les deux roues motorisés, 1% pour d’autres modes et 34 % pour la marche. Nous fixons comme objectif de faire exploser la pratique du vélo pour atteindre à minima 20% des trajets effectués en 2026 (peu ou prou la moyenne hollandaise aujourd’hui), 20% en transport en commun et 20 % en voiture. La marche et les autres modes (gyroroues, etc) se partagent le reste. Nous mettrons en place la gratuité intégrale des transports en commun, car c’est une mesure socialement juste, qui encourage d’autres modes de mobilités moins carbonés. Parallèlement, nous renforcerons les performances du réseau de transport en commun en donnant la priorité au feu par un pilotage automatisé et centralisé du réseau des feux tricolores et en augmentant les cadences selon les besoins des usagers. Nous retravaillerons en profondeur le plan de circulation par la hiérarchisation, ce qui permettra la mise en place des aménagements cyclables sécurisés, continus et rapides sur tout le bassin de vie, pour ne laisser l’usage des véhicules motorisés uniquement aux personnes qui en ont réellement besoin. Enfin, l’intermodalité sera promu grâce à l’installation de parking relais pour laisser l’automobile en périphérie de la collectivité. Les externalités positives sont extrêmement nombreuses : santé, diminution de GES, rapidité, bien vivre.

MARCHE À PIED

La hiérarchisation du plan de circulation permettra de réduire les mésusages automobile de la rue.

  • Mise en place d’un mobilier urbain inclusif et permettant les pauses et l’oisiveté.
  • Élargissement des trottoirs pour permettre le croisement de deux fauteuils roulant et/ou de poussettes.
  • Mise en place de plateaux surélevé aux carrefours à niveau des trottoirs pour limiter la vitesse des automobiles et permettre le franchissement facilité des fauteuils roulants.

OUI ! Sensibilisation, pédagogie et verbalisation.

  • Le mobilier et les trottoirs hauts permettent d’éviter les excès de stationnement sauvage.
  • Nous privilégions toutefois la mise en place d’un nouveau plan de circulation et de zones à faibles émission à même de limiter l’usage de l’automobile.

VÉLO ET NOUVEAUX MODES DE DÉPLACEMENT

TRANSPORTS EN COMMUN

Les transports en commun doivent devenir de plus en plus facile à emprunter. Nous les rendrons gratuits sur toute la Métropole, nous augmenterons les fréquences aux heures de pointes, nous permettrons le suivi en temps réel sur les applications numériques, nous augmenterons les amplitudes horaires, mettrons en place un maximum de site propre avec priorité aux feux. Si besoin, de nouvelles lignes seront crées, notamment pour effectuer les navette quotidienne domicile – travail.

NON ! Le tramway sur rail est nécessaire pour assurer le transport des usagers vers le plateau de Brabois notamment, c’est pourquoi l’ouverture de la ligne doit s’effectuer en une seule fois et le plus rapidement pour éviter les ruptures de charge. Le tracé choisi pose de nombreux problèmes dénoncés par votre association lors de l’enquête publique, notamment le long du campus science et du jardin botanique, c’est pourquoi nous voulons remettre à plat les études techniques pour évaluer la meilleure solution collectivement et la soumettre à approbation citoyenne. Le budget prévisionnel a été évalué par la majorité actuelle sans marges d’erreurs, ce qui est incompréhensible. Le choix de la création de la branche à Vandœuvre est à questionner, étant donné le faible cadencement envisagé (1 tram toutes les 15 minutes aux heures de pointe). Il semble urgent de réaliser un nouveau réseau de transport en commun et une planification pour augmenter sa part modale.

URBANISME

Oui, nous ferons reculer l’artificialisation de sols pour remettre en place des aires de biodiversité ou des vergers et jardins collectifs, citoyens et partagés, lieux communs de nouveaux modes de production agricoles, créant une activité locale vertueuse.
Nous pensons refaire des aménagements paysagers dans les lieux suivants : place de la carrière et parking Vaudémont, ancienne usine Alstom, les rives de Meurthe, place Carnot et Haut du Lièvre pour ne citer qu’eux, mais ceci sera affiné lors du grand audit écologique citoyen que nous mettrons en œuvre cette année.

GESTION DES DÉCHETS

La réduction des déchets est une priorité. Nous devons agir avec pédagogie et évaluer avec les habitant⋅es le taux de la tarification incitative en cohérence avec l’audit écologique de cette année. Nous pensons qu’une régie publique pour la gestion des déchets est possible et souhaitable dès la fin du contrat avec VEOLIA.
Les possibilités techniques pour la mise en œuvre de cette mesure sont nombreuses : part incitative plus ou moins importante dans la facture finale, volume forfaitaire au-delà duquel les levées supplémentaires de bacs sont payantes, grilles tarifaires favorables aux familles ou aux personnes résidant en habitat collectif, etc. La régie publique agricole mettra en place le système de compostage des déchets ménagers.

DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE ET TRANSPARENCE

  • Conseils de quartiers (zonage à redéfinir) avec animation délibérative. Les habitant⋅es y seront convié⋅es et indemnisé⋅es selon les besoins.
  • Les groupes auront également lieux sur des sujets thématiques, sur la gestions des biens communs et sur les audits écologiques et budgétaires.
  • La commune veillera à répondre aux demandes d’expertise des groupes et conseils de quartier, qui pourront voter à terme pour des budgets participatifs, permettant la réappropriation des lieux de vie commun.

OUI Toutes les données et études commandées par la ville seront mises à disposition et bien ordonnée sur une plateforme centralisatrice dédiée, répondant aux normes d’accessibilités

Nous reconnaissons 3 urgences actuelles : écologiques, démocratiques et sociales. Notre méthode pour y répondre consiste à envisager d’autres modes d’organisation que la simple concurrence « libre et non faussée » des acteurs privés et établir de nouveaux « lieux » communs, en remettant du collectif et de la vie dans notre ville avec toutes celles et tous ceux dont la voix n’est plus considérée.

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// Une ville pour tou·te·s !

Élections municipales · 15 ET 22 MARS 2020

// Une ville pour les animaux

Nous avons rencontré L214 Nancy le vendredi 28 Février. Notre échange a duré deux heures et nous avons pu échanger et poser toutes les questions nécessaires. La liste Nancy en commun soutient les propositions D’une ville pour les animaux et s’engage, si elle est élue, a les mettre en place durant le prochain mandat.

L’engagement : https://www.politique-animaux.fr/municipales-2020/nancy

// Le questionnaire signé

Nancy en commun · Liste citoyenne

// Une ville pour tou·te·s !

Élections municipales · 15 ET 22 MARS 2020

// Réponse à Equinoxe

Equinoxe, comme d’autres associations nous a sollicité lors de cette campagne municipale et a porté à notre connaissance diverses propositions. Pour répondre au mieux aux questions posées, 3 de nos colistier·e·s ont rencontré mardi 3 mars Kevin Galet, Président d’Equinoxe.

// Commentaires généraux :

Nous avons rencontré ce mardi 3 mars Kevin Galet, votre président, afin d’en savoir un peu plus sur vos difficultés avec la municipalité actuelle et sur les recommandations que vous nous suggérez. Equinoxe est une association unitaire et indépendante qui accueille plusieurs associations. Nous comprenons que Nancy est dans une situation particulière concernant les relations avec de nombreux intervenants parfois très éloignés de vos préoccupations. Vous nous avez rappelé que les personnes qui arrivaient chez vous ont régulièrement été discriminées et mises en difficultés, parfois en lien avec les agents de la fonction publique. Nous en concluons qu’il est urgent de former les agents et de mettre à jour les procédures qui pourraient mettre en difficulté les personnes.  Vous nous avez fait part du besoin d’une personne chargée de la coordination projet en lien avec les associations LGBTI+ nancéiennes et de l’accueil des personnes en détresse, en plus de besoins de financement de minimum 4000 €. Un réseau d’acteur, accompagnant, de soignants et d’associatifs doit être mis en place et encouragé pour améliorer la prise en charge des personnes.

Mesure n°1 • Favoriser un accueil respectueux des personnes LGBTI+

Enjeu central de ces dernières années pour notre mouvement, nous demandons aux municipalités de garantir un accueil respectueux de l’identité de genre, de l’orientation affective/sexuelle et du sexe par les administrations. Trois points ont attiré notre attention.

// État civil

Depuis la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siècle, la compétence du changement de prénom est devenu du ressort de l’officier de l’état civil. Bénéficiant de cette avancée, un certain nombre de personnes transgenre ont sollicité les service de l’état civil de la ville de Nancy pour faire reconnaître leur(s) prénom(s) d’usage en accord avec leur identité de genre. Si les demandes ont reçu en général un avis favorable, nos associations ont malheureusement constaté que celles-ci restaient notifiées au demandeur avec d’une part le prénom de naissance en lieu et place du prénom d’usage nouvellement validé et d’autre part une mauvaise civilité, reniant ainsi l’identité de genre des personnes et exposant inutilement leur vie privée à leur voisinage.

Cette situation de transphobie administrative a conduit l’Association Nationale Transgenre à solliciter le Défenseur des Droits. Ce dernier a saisi Monsieur Laurent HENART, maire de Nancy , qui dans un courrier du 27 février 2019 avouait que “quelques maladresses avaient pu intervenir par manque de précisions” et que “le courrier de réponse des personnes ayant obtenu un avis favorable (…) est désormais adressé avec la mention du nouveau prénom et la civilité est en adéquation avec ce dernier”. Néanmoins dans un courrier d’autorisation de changement de prénom du 31 juillet 2019 on pouvait encore voir l’emploi d’une civilité inappropriée…

  1. Nous demandons que, dès le début de la procédure de changement de prénom, le service de l’état civil communique en accord avec l’administré·e en s’adressant à lui ou elle sous son prénom d’usage et le pronom correspondant respectant son identité de genre.
  2. Nous proposons que les associations de personnes concernées soient sollicitées pour sensibiliser les personnels de la municipalité à ces questions.
  3. Nous souhaitons qu’une note de service établissant les mesures pour garantir le respect du prénom d’usage et de la civilité soit adressée au bureau de l’état civil.

Êtes-vous favorable à ces recommandations ?

Nancy en commun : Soucieux de respecter l’identité de genre des personnes concernées et de ne pas exposer au voisinage des éléments intimes liés à leur vie privé, nous sommes favorables, dans le respect de la loi évoquée et des avancées qu’elle offre aux personnes transgenres, aux 3 recommandations proposées. 

// Mariage

Jusqu’à récemment, la municipalité proposait aux couples mariés un cadeau représentant un couple marié hétérosexuel, excluant symboliquement les personnes homosexuelles du protocole. Par ailleurs, d’autres situations sont remontées, notamment le refus à un couple homosexuel venant de se marier de sortir par la place Stanislas pendant un rassemblement de l’ASNL…

Êtes-vous favorables, sur le principe, à la réévaluation conjointe (municipalités – associations) de la façon dont les couples homosexuels sont accueillis dans les municipalités de la Métropole pour faire évoluer ce dispositif ?

Nancy en commun : Nous proposons de travailler avec les associations et organisations compétentes pour former les agents et décliner des protocoles permettant de prendre en compte la diversité des situations sans discrimination ni exclusion symbolique. 

// Respect de la vie privée des personnes transgenres dans les bureaux de vote.

Tant que leur état civil n’a pas été modifié, les personnes transgenres se voient constamment obligées de faire état de leur situation pour expliquer l’inadéquation entre leur apparence et les informations sur leurs papiers. Exercer son droit de vote ne fait pas exception. Lors des élections, elles subissent encore fréquemment un outing public par les personnes en charge des bureaux de vote.  Les personnes transgenre sont alors contraintes de choisir entre le respect de leur vie privée ou l’exercice de leur droit de vote ! Pour répondre à cette difficulté de façon pragmatique, nous souhaitons que consigne soit donnée aux chefs de bureau de vote de ne pas mentionner à l’oral le prénom de naissance de la personne qui se présente pour voter. Cette mesure a été la municipalité à Rennes en 2017, en lien avec les associations locales.

Donnerez-vous des consignes au service des élections permettant le droit effectif de voter sans violation de la vie privée lors des élections ?

Nancy en commun : Nous sommes sensibles aux situations d’”outing public” vécues par les personnes lors de l’exercice de leur droit de vote et de manière plus large à la mise en oeuvre de toute mesure permettant de faciliter l’exercice du droit de vote. Dans le cadre des opportunités offertes par le cadre légal, nous serons à l’écoute des propositions qui nous seront faites, sachant que nous sensibiliserons les président⋅es de bureau de vote avant chaque jour de scrutin. Par ailleurs nous nous engageons à faire émerger et à relayer cette problématique dans le débat national.

Mesure n°2 • Sensibiliser les cadres et les personnels aux discriminations LGBTIphobes

Nos associations portent la conviction que les personnes LGBTI+ doivent être accueillies et traitées avec respect par la municipalité, la métropole et leurs agents, à la fois en tant qu’usagères et usagers, et en tant qu’agents publics de la collectivité. Hélas, nous avons connaissance de cas et de situations très précises témoignant de difficultés, soit entre administré·es LGBTI+ et agents publics, soit entre agents publics dans le cadre de leur mission de service public. Hélas, l’un des freins à cet accueil respectueux est l’absence de sensibilisation des personnels sur ces questions.

Les municipalités peuvent changer la donne et notamment :

  • En impulsant un plan de formation et de sensibilisation des agents municipaux et métropolitains ;
  • En diffusant une note de service rappelant aux cadres et aux direction qu’il leur incombe de protéger les agents contre les haines anti-LGBTI+ ;
  • En diffusant les brochures d’information (par exemple celles du Défenseur des Droits) pour rappeler le cadre légal du traitement égal des personnels et des usagers.

Êtes-vous favorable à ces recommandations ?

Nancy en commun : Nous mettrons en oeuvre les modalités déclinées dans ces 3 propositions afin d’assurer un accueil respectueux de chaque administré par les agents publics.

Mesure n°3 • Consulter systématiquement toutes les associations de personnes concernées

Pour que la municipalité et la métropole fassent de Nancy un territoire en pointe sur la lutte contre les préjugés, les violences et les discriminations, il nous semble pertinent de constituer une instance consultative (observatoire, comité, commission, etc.) destinée à organiser un dialogue institutionnel régulier et impartial entre l’ensemble des associations LGBTI+ et leurs partenaires et la municipalité et/ou la métropole, pour impulser, conduire et évaluer un projet d’ensemble.

Êtes-vous favorable :

  1. A la constitution d’un tel organe consultatif ?
  2. A affecter à un personnel de la municipalité la mission de coordination du projet en question ?

Nancy en commun : Nous sommes fondamentalement attachés à l’idée d’associer l’ensemble des citoyen⋅es aux décisions qui les concernent et à mettre en place de nouvelles modalités démocratiques. En ramenant du commun et du collectif dans l’élaboration des décisions, nous pensons que nous parviendrons à lutter efficacement contre les préjugés, violences et discriminations. Cela dépasse la dimension consultative et rend inadapté le terme de coordination.

Mesure n°4 • Soutenir et cofinancer l’organisation des événements LGBTI+

Le dernier mandat aura été celui au cours duquel le dernier bar LGBTI+ de la Métropole a fermé ses portes. La vie culturelle LGBTI+ de Nancy passe pour inexistante, alors que c’est un atout pour le rayonnement de la municipalité. L’un des points noirs de Nancy est qu’une Marche des Fiertés LGBTI+ y est organisée chaque année sans aucun soutien de la municipalité ou de la Métropole, par des associations sous-dotées en moyens financiers et humains. C’est d’autant plus problématique que les personnes LGBTI+ n’ont aucun autre moment de visibilité spécifique dans l’ensemble de la région (dans les Vosges et en Meuse). En conséquence, la Métropole manque une fois de plus une opportunité de rayonner sur tout le territoire.

Vous engagez-vous à soutenir politiquement l’organisation de la Marche des Fiertés LGBTI+, en apportant un concours logistique et financier plus poussé ? Pour ce qui est des autres événements, vous engagez-vous à associer l’ensemble des associations LGBTI+ sur le territoire aux comités de pilotage destinés à les organiser (à l’instar de la “Quinzaine contre l’homophobie et la transphobie” ou de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes) ?

Nancy en commun : Nous nous engageons à soutenir politiquement l’organisation de la Marche des Fiertés LGBTI+ en apportant un concours logistique et financier suffisant. Nous vous aiderons à travailler en réseau avec les autres organisations militantes et autres partenaires, via la création de lieux associatifs autogérés.

Toutes les associations seront conviés lors des autres événements, pas seulement la KREUJI qui jouit d’un soutien de la collectivité hors de propos.

Mesure n°5 • Développer la promotion de la santé globale et la lutte contre le VIH/SIDA, les Infections Sexuellement Transmissibles et les hépatites virales

Malgré un important réseau de santé et des acteurs et actrices engagé·e·s sur le territoire, la mise en œuvre de la Stratégie Nationale de Santé Sexuelle est à la traîne sur la métropole nancéienne, comme en témoigne la lenteur du déploiement de la PrEP. Les dispositifs de dépistage sont divers (hôpitaux, centres de santé, associations communautaires) mais sont à peine coordonnés. L’accueil des personnes issues des communautés vulnérables et notamment LGBTQI+ est emprunt de jugement moral voire discriminatoire dans un certain nombre de structures de soins.

La municipalité et la Métropole peuvent agir :

  • En mettant en œuvre un plan destiné à appliquer localement la Stratégie Nationale de Santé Sexuelle  ;
  • En renforçant le financement de la prévention diversifiée associant dépistage, PrEP, TasP, etc. pour réduire l’incidence du VIH et des hépatites dans la ville et la Métropole ;
  • En intégrant le projet santé de la Ville de Nancy et de la Métropole du Grand Nancy dans les dispositifs type “Villes sans SIDA” ;
  • En faisant la promotion d’une campagne, à l’échelle de l’agglomération, sur les risques de transmission des hépatites virales en population générale et en populations vulnérables ?
  • En dirigeant les personnes victimes de violences sexuelles vers les structures adaptées aux violences subies (dépôt de plainte, CMP, maternité pour reconstruction de clitoris après excision) ?

Êtes-vous favorable à ces recommandations ?

Nancy en commun : Nous sommes favorables aux recommandations évoquées dans votre première question, tant en terme de planification, de financement et de formation des agents. Nous ajoutons un point qui n’est pas évoqué dans vos recommandations, c’est la mise à disposition de différentes solutions de protections hygiéniques adaptées pour toutes les femmes précaires ou très précaires. Par exemple, 1 lycéenne sur 5 loupe les cours lors de leur périodes menstruelles.

Êtes-vous favorable à l’ouverture d’un centre de santé communautaire, incluant l’accompagnement par les pair·e·s ?

Nancy en commun : Dans une démarche républicaine et non pas communautariste, nous pousserons à la création d’un centre de santé qui permette l’accompagnement des malades ou victime par les paires.

Mesure n° 6 • Mobiliser l’ensemble des acteurs culturels pour  développer la visibilité LGBTI+

Malgré la forte production littéraire, artistique et cinématographique LGBTI+ d’une part, et l’important équipement de Nancy en institutions culturelles publiques et privées d’autre part, les cultures Lesbiennes, Gaies, Bisexuelles, Transgenres, Intersexes et Queers demeurent en retrait dans notre Métropole. Alors qu’elle dispose des atouts pour devenir une ville ouverte et dynamique (en particulier avec son tissu associatif vivant), Nancy passe pour être une métropole conservatrice à l’esprit étriqué. Pôle estudiantin important, rendu attractif par la présence d’établissements majeurs — École Nationale Supérieure d’Art et de Design, Institut Européen de Cinéma et d’Audiovisuel, Music Academy International… – la ville voit partir les créateurs et créatrices, poussé·e·s à prendre le large face au manque d’innovation et à une politique de préservation du patrimoine toujours plus importante.

La municipalité et la Métropole du Grand Nancy peuvent renverser la situation :

  • Par le soutien aux créateur·ice·s de projets, aux expositions, festivals et manifestations culturelles LGBTI+ ;
  • Par la mobilisation des acteurs culturels dépendant de la Ville de Nancy et de la Métropole du Grand Nancy pour développer la visibilité LGBTI+ dans les services et les entreprises culturelles (réseau Colibris et bibliothèques/médiathèques municipales, musées, cinémas, … ) ;
  • En favorisant l’accès de la jeunesse aux cultures LGBTI+ (littérature, cinéma, peinture, etc.).

Y êtes-vous favorable ? Qu’envisagez-vous pour favoriser la création sous un autre aspect que la valorisation de notre patrimoine ?

Nancy en commun : Nous sommes à l’écoute des propositions que les associations porteront, par exemple la création d’une chorale. La mise à disposition de soutiens humains et/ou logistiques de la part de la municipalité sera envisagée en lien avec les associations concernées. Nous serons soucieux de traiter à égalité toutes les associations nancéiennes qui accompagnent les personnes LGBTI+ et à leur fournir dans le cadre de la création de nos maisons des associations un lieu d’accueil pour celles-ci sans distinction. Certains événements grands publics sont l’occasion de lutter contre les préjugés LGBTI-phobes et de rassembler autour de valeurs communes, notamment le Livre sur la Place, les spectacles Sons et Lumières, la Saint-Nicolas, le Nancy Jazz Pulsations, etc..

Envisagez-vous d’y inclure un volet portant sur les luttes contre les LGBTI-phobies ?

Nancy en commun : Nous sommes ouverts à ce type de sollicitations en lien avec les associations concernées.

Mesure n° 7 • Développer l’action sociale à destination des plus fragiles

Les questions LGBTI+ sont fortement liées aux questions sociales, aux enjeux forts de discrimination et de précarité. Avec leurs compétences en matière sociale et en matière de transport, la Municipalité et la Métropole sont des points d’appui pour toutes les personnes LGBTI+ en précarité, y compris et notamment les personnes exilées.

Exilé·es LGBTI+

Dans plusieurs villes de France (dont Metz), le CCAS s’investit dans l’accompagnement des personnes en attente de séjour ou d’asile, par exemple en mobilisant un·e travailleur·se social·e pour l’accompagnement de ce public spécifique. Les villes peuvent soutenir efficacement ces publics. Cette action municipale, complémentaire à celle apportée par les CADA, constitue un atout important pour les personnes LGBTI+ persécutées dans leur pays d’origine, et qui viennent en France trouver refuge.

Le CCAS peut :

  • Mobiliser des personnels pour le soutien aux personnes en situation de demande d’asile ;
  • Par un accord avec la Métropole, faciliter l’accès à moindre coût aux transports publics ;
  • Donner accès à une aide humanitaire de base, notamment des bons alimentaires, en particulier pour les personnes pour lesquelles l’OFII a refusé les conditions matérielles d’accueil ;
  • Apporter une aide ponctuelle et complémentaire (permanence d’un écrivain public ou d’un·e interprète).

Êtes-vous favorable à l’élargissement du champ d’action des CCAS aux personnes en attente d’asile, de séjour et aux personnes en situation de précarité administrative (y compris les personnes placées sous le coup d’une “procédure Dublin”) ?

Nancy en commun : Nous serons attentifs à la situation d’accueil des migrant·e·s LGBTI+ qui portent souvent une histoire traumatisante et dont le retour dans leur pays d’origine est synonyme de danger. Des liens avec les associations accompagnant ces publics seront noués pour permettre leur accueil dans des dispositifs d’urgence et les orienter dans leurs démarches administratives.

Assurez-vous, notamment au travers de la traduction de documents informatifs, d’une accessibilité à tou·te·s aux informations visant à accéder aux différents droits et aides auxquelles les personnes exilées peuvent avoir accès ?

Nancy en commun : Nous assurerons, au delà des publics évoqués par votre question, une accessibilité à tous et toutes aux informations en lien avec l’accès aux droits et aux aides. Suite à notre entretien avec votre président, nous sommes tout à fait favorables à développer la traduction des documents des demandeurs d’asile en lien avec les fiches en cours d’édition par la LICRA.

Un abri pour tou·te·s les exilé·e·s LGBTI+

Le logement est un droit humain fondamental. Malgré les législations récentes introduisant le “droit opposable au logement”, l’effectivité de ce droit n’est pas garanti en raison du manque de place dans les foyers existants. Cela a un effet direct sur les personnes en situation de demande d’asile, en particulier les hommes célibataires ou en couple avec une personne de même genre. Dans la Métropole, la situation a fait l’objet d’épisodes de médiatisation au sujet de la Caserne Faron à Vandœuvre-lès-Nancy, les municipalités et l’Etat se rejetant mutuellement la responsabilité de la mise à l’abri.

Vous engagez-vous à mobiliser tous les acteurs pour garantir la mise à l’abri inconditionnel de toutes les personnes sans domicile fixe, y compris les personnes exilées ? Si oui, comment envisagez-vous la responsabilité de votre commune et de la Métropole pour atteindre cet objectif ?

Nancy en commun : Nous nous engageons à mobiliser tous les acteurs et associations engagées autour de ces questions et à les accompagner dans la recherche de solutions permettant à chaque personne d’accéder à ce droit essentiel que constitue le droit au logement.

Appui à l’accompagnement des jeunes transgenres

En raison des transitions de genre effectuées de plus en plus tôt, l’ensemble des institutions chargées d’accompagner les jeunes semblent témoigner de difficultés fortes à prendre en compte certaines situations particulières dans l’accompagnement à l’insertion sociale et professionnelle.

Formerez-vous les personnels des CCAS et des Missions Locales à l’accompagnement des jeunes LGBTI+, et en particulier les jeunes transgenres ?

Nancy en commun : Nous utiliserons tous les leviers possibles à notre disposition pour encourager les différents acteurs concernés par ces questions à mettre en oeuvre des procédures de formation.

Mesure n°8 • Lutter contre les discriminations en direction des personnes les plus vulnérables

Prendre soin de soi suppose d’avoir une existence et une place sociale reconnue en tant que personne LGBTI+ dans sa ville, dans son travail, dans sa famille et aussi avec le personnel soignant que l’on peut rencontrer. Parmi les personnes rencontrées par les associations, et notamment celles qui cumulent des facteurs de vulnérabilité (femmes transgenres en situation de prostitution, consommateurs et consommatrices de produits psychoactifs en situation de grande précarité, etc.), l’accueil par les professionnel·le·s des structures sanitaires et sociales est rarement à la hauteur des enjeux qui concernent ces publics.

Prendrez-vous des arrêtés municipaux garantissant le respect et la sécurité des travailleurs et des travailleuses du sexe, à rebours des arrêtés répressifs qui les poussent à travailler encore plus caché·e·s, les rendant donc vulnérables aux agressions, aux risques de transmissions du VIH et des IST, aux maladies ?

Nancy en commun : Nous réfléchirons avec les associations et les différents acteurs concernés à la mise en place de solutions garantissant à chacun, chacunes sécurité et respect.

Seriez-vous favorable à l’ouverture d’une salle de consommation à moindre risque (lieu médicalisé permettant aux personnes s’injectant ou inhalant des drogues de le faire en sécurité et de disposer d’un accompagnement médical, social et communautaire) sur la ville et la métropole de Nancy ?

Nancy en commun : Nous nous tenons à votre disposition pour la mise en oeuvre de dispositifs permettant aux personnes concernées d’être accompagnées et protégées.

Mesure n°9 • Vous engager en faveur de l’égalité des droits humains

En tant que maire, vous êtes aussi représentant·e politique et membre de partis et de réseaux ayant une grande influence.

Êtes-vous favorable :

À la fin de toute discrimination légale des femmes lesbiennes, bisexuelles et asexuelles, des femmes célibataires, des personnes transgenres et intersexes, dans l’accès à la Procréation Médicalement Assistée ?

Nancy en commun : Tout le monde devrait pouvoir accéder à ces techniques médicales, sans distinction et sans justification aucune.

À la possibilité pour les personnes transgenres de changer leur prénom et leur mention de sexe à l’état civil, de façon libre et gratuite, sur simple déclaration en mairie ?

Nancy en commun : Absolument, ce ne devrait pas relever du juge.

À l’interdiction des mutilations sur les personnes intersexes et des traitement hormonaux abusifs ?

Oui et ceci, dès le plus jeune âge.

À l’engagement de politiques éducatives de lutte contre les préjugés LGBTI-phobes, de l’école primaire à l’enseignement supérieur, notamment par l’éducation aux faits liés au genre et à l’orientation sexuelle et affective ?

Nancy en commun : Nous mettrons en œuvre des politiques éducatives auprès des agents mais également auprès de la population en communiquant activement et en apportant notre soutien à vos actions. De manière générale, notre liste est sensible à la lutte contre toutes les formes de discriminations et à la mise en place de politiques éducatives visant à respecter chacun, chacune dans sa diversité. Nous nous engageons à être des partenaires actifs des combats visant à permettre à toute personne de trouver sa place au sein de notre société.

Nancy en commun · Liste citoyenne

// Une ville pour tou·te·s !

Élections municipales · 15 ET 22 MARS 2020

// Pour Nancy : des écoles où il fait bon apprendre

« Il faut tout un village pour élever un enfant. » La liste Nancy en commun reprend à son compte ce proverbe africain. Pour nous, un cadre agréable et naturel, un encadrement suffisant et rassurant sont des conditions favorables à la réussite scolaire de tous les élèves. Notre équipe municipale sera totalement engagée aux côtés des équipes pédagogiques et des parents d’élèves dans les écoles de la ville. Des élu.e.s, délégué.e.s de la Ville, seront présent.e.s à tous les conseils d’école que nous voulons doter de plus de pouvoirs délibératifs et décisionnels pour contribuer, ensemble, enseignant.e.s, parents, professionnel.le.s municipaux/ales, élu.e.s, à faire de nos écoles « des espaces d’éveil de la joie de travailler et de connaître » (1).

  • L’équipe Nancy en commun s’engagera à mieux traiter et mieux former les professionnel.le.s de la Ville.
  • Responsable des bâtiments scolaires, nous voulons des écoles mieux entretenues et plus écologiques.

Notre attachement au service public d’éducation nous renforce dans la conviction que le respect et la considération de chaque personne à quelque niveau qu’elle soit est indispensable pour vivre mieux dans une ville pour tou·te·s. C’est ce que nous voulons garantir pour nos écoles où il fera bon apprendre. L’école est un bien commun.

Voici quelques-unes des mesures que nous défendrons :

  • Fournitures scolaires gratuites.
  • Proposer un petit déjeuner gratuit issu de l’agriculture biologique et locale, en garderie entre 7 h 30 et 8 h 20. Aller vers le 100 % de bio et local dans la restauration collective municipale (scolaires, personnes âgées, personnels) re-municipalisée.
  • Développer les classes transplantées (classes de neige, de mer…).
  • Mettre en place une grille de tarification plus juste et progressive (garderie, restauration scolaire, classes transplantées).
  • Chercher à garantir la présence continue des ATSEM au sein de toutes les classes des écoles maternelles (embauche d’ATSEM remplaçantes).
  • Animation périscolaire et sociale (élèves – aînés – population fragilisée) : titularisations avec des contrats ETP d’animateurs et formations de qualité, mieux agir dans le cadre du périscolaire ainsi que vers d’autres publics, pendant les temps où les élèves sont en classe ou en vacances.
  • Rénover les écoles publiques pour garantir à tous les élèves de bonnes conditions d’étude (locaux isolés, accessibles, désamiantés, salles dédiées au périscolaire et d’évolution, etc.) et en construire de nouvelles à taille humaine, là où les classes sont en sureffectifs.
  • Priorité à la rénovation écologique, énergétique et tournée vers les matériaux et les énergies renouvelables.
  • Végétalisation de toutes les cours d’écoles dans le temps du mandat. Installation de sols anti-chaleur réfléchissants pour lutter contre les effets des futures canicules. Jardins scolaires bios.
  • Valorisation des équipements extérieurs.
  • Ouvrir un « espace parents » animé par les parents d’élèves dans chaque école.
  • Sécuriser les trajets vers l’école. Développer les pédibus pour les déplacements des enfants.

Nous pensons que pour pouvoir faire le mieux possible leur travail, aujourd’hui, les professeur.e.s, professionnel.le.s de l’enseignement et de l’apprentissage ont besoin de se sentir reconnu.e.s et soutenu.e.s.

À son niveau,
la municipalité « Nancy en commun »
s’y attachera.

(1) Citation modifiée d’Albert Einstein, qui disait « C’est le rôle essentiel du professeur d’éveiller la joie de travailler et de connaitre ».

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